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« La filière œuf a su réagir vite à la crise Covid-19 »

Entre explosion des demandes en GMS et coup de frein en restauration, la filière œuf s’est adaptée aux fortes fluctuations des marchés liées aux deux confinements de 2020.

Le nombre de références en œuf a été temporairement réduit pour fluidifier le marché lors des pics de demande. © A. Puybasset
Le nombre de références en œuf a été temporairement réduit pour fluidifier le marché lors des pics de demande.
© A. Puybasset

« Pour le secteur des ovoproduits, l’année 2020 sera à oublier le plus vite possible », a souligné Loïc Coulombel, président du syndicat des industriels de l’œuf Snipo lors du webinaire sur la filière œufs organisé en décembre par l’Itavi. « Avec la fermeture des restaurants, les volumes destinés à la RHD ont baissé ponctuellement jusqu’à 80 % lors du pic de chute d’avril. Avec le second confinement, ils devraient approcher -30 à -40 % sur l’année, sachant que ce secteur représente 25 % du marché français de l’œuf. » À l’inverse, les centres d’emballage ont dû faire face à une augmentation de 60 % de la demande en œufs coquille sur la période mars-avril. « Malgré quelques ruptures ponctuelles, la filière a su répondre à cette demande. C’est le côté positif ! » Pour faire face aux difficultés d’approvisionnement sur certains segments, une dérogation temporaire des pouvoirs publics a permis de déclasser des œufs du code 1 vers le code 2. Pour fluidifier le marché, des centres de conditionnement ont travaillé en 3x8. Le nombre de références dans les linéaires a été réduit. « C’est l’approvisionnement en emballages qui s’est révélé le maillon faible en temps de crise. » Ces ajustements dans l’urgence se sont faits en étroite concertation avec la GMS. Philippe Juven, président du CNPO, a souligné le rôle de l’interprofession élargie à la grande distribution et aux grossistes depuis un an. Son ambition est de rallier les représentants de l’agroalimentaire et de la RHD. Alors que la transition vers l’œuf alternatif se poursuit, l’enjeu est de mieux appréhender, en concertation avec l’aval, l’évolution de la demande selon le mode d’élevage, en particulier pour le mode sol (code 2).

Le coût de l’aliment pondeuse grimpe

La Confédération française de l’aviculture alerte sur la hausse brutale du coût des matières premières pour l’aliment des pondeuses. L’indice Itavi progresse de 16 % sur un an et de 10 % depuis août. Elle s’explique par une augmentation du prix du maïs, mais aussi des tourteaux de soja et de tournesol (+ 10 % entre octobre et novembre). « Les éleveurs et leurs partenaires rencontrent aujourd’hui d’importantes difficultés économiques », souligne la CFA qui demande une revalorisation rapide du prix d’achat des œufs.

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