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« Il faut essayer de tenir le salon de l’agriculture 2022 coûte que coûte »

Réuni hier en conseil d’administration, le Ceneca reste sur sa position de maintenir le salon de l’agriculture 2022 aux dates initialement prévues, du 26 février au 6 mars prochain, malgré la situation sanitaire. Jean-Luc Poulain, président du Ceneca, nous en dit plus.

Salon de l'agriculture
Salon de l'agriculture

A sept semaines de l’ouverture du salon international de l’agriculture, un conseil d’administration du Ceneca (centre national des expositions et concours agricoles) s’est tenu ce lundi 10 janvier pour évoquer la prochaine édition qui doit se tenir du 26 février au 6 mars prochain. « Après un débat constructif, les membres du conseil ont réitéré leur volonté que le prochain salon se tienne aux dates indiquées », selon un communiqué. Pour autant, toutes les règles sanitaires imposées devront être respectées. « Une réunion interministérielle se tient mercredi », nous informe le président du Ceneca Jean-Luc Poulain. « Notre salon que l’on a appelé Salon des retrouvailles sera également celui de la responsabilité collective. En effet chacun a un morceau de la réussite entre ses mains », écrit le Ceneca dans le communiqué.
 

Dépistage à l’entrée, dégustations assis

Depuis plusieurs semaines, le Ceneca évalue les différentes solutions pour que le salon de l’agriculture 2022 se tienne dans les meilleures conditions. Le report sur une autre date n’est pas possible, étant donné l’étendue du salon de l’agriculture (qui occupe tous les halls du parc des expositions durant une semaine). « Nous avons regardé tout ce qui peut se faire : passe vaccinal, dépistage à l’entrée du salon, manger debout ou pas, la circulation dans les allées, la taille des allées, nous sommes prêts nous adapter mais il nous faut connaître les règles », nous confie Jean-Luc Poulain.

Les règles sanitaires en vigueur actuellement imposent de manger assis. Ce qui risque de poser des problèmes pour le hall des Province, où les dégustations se font habituellement debout. « Faut-il équiper chaque stand de tabouret ? », s’interroge Jean-Luc Poulain. Comexposium organise du 14 au 16 février prochain le salon BtoB Wine Paris, sur lequel des espaces de dégustation sont installés en dehors des stands. « On va voir comment ça se passe », commente le président du Ceneca.

Il faut que les gens respectent les règles

Pour l’heure, le gouvernement n’impose pas de jauges dans les salons. Une mesure qui serait particulièrement difficile à appliquer sur le salon de l’agriculture, avec la multitude de halls à gérer.

L’état d’esprit du président du Sia en ce 11 janvier 2022 : « il y a absolument besoin de ce salon. Il faut essayer de le tenir coûte que coûte ». Un sentiment partagé par le ministre de l’agriculture selon lui. Julien Denormandie l'a d'ailleurs confirmé hier sur BFM TV Business. Le pendant : « il faut que les gens respectent les règles », poursuit Jean-Luc Poulain.

Du côté des exposants, pour l’heure seuls quelques-uns ont annulé leur participation, « c’est vraiment une minorité aujourd’hui », assure Jean-Luc Poulain.

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