[Vidéo] Moisson 2026 : Comment la cohorte d’agriculteurs d’Eure-et-Loir accompagne les pompiers dans la lutte contre les feux de champs ?
Depuis 2020, une cohorte d’agriculteurs se porte volontaire en Eure-et-Loir pour appuyer les sapeurs-pompiers dans leurs interventions sur des incendies. Explication avec Aymeric Souchet, céréalier inscrit dans la cohorte, et Michaël Montes, Capitaine au Sdis 28, référent départemental des feux de forêts et espaces naturels.
Depuis 2020, une cohorte d’agriculteurs se porte volontaire en Eure-et-Loir pour appuyer les sapeurs-pompiers dans leurs interventions sur des incendies. Explication avec Aymeric Souchet, céréalier inscrit dans la cohorte, et Michaël Montes, Capitaine au Sdis 28, référent départemental des feux de forêts et espaces naturels.
« D’année en année, on s’améliore, on a de plus en plus d’agriculteurs volontaires », se réjouit Aymeric Souchet, céréalier et membre de la cohorte d’agriculteurs d’Eure-et-Loir. Cette cohorte a vu le jour en 2020, suite aux incendies ravageurs de l’été 2019, à l’initiative de la préfecture, de la chambre d’agriculture et du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) d’Eure-et-Loir. L’objectif ? Faire en sorte que les agriculteurs appuient, de façon coordonnée et avec leurs moyens, les sapeurs-pompiers dans leurs interventions.
« C’est un réseau d’agriculteurs qui se désignent en se disant prêts à apporter leur soutien », décrit l’agriculteur. Ce soutien passe notamment par un outil de déchaumage prêt à être utilisé en cas d’incendie. « On va utiliser le déchaumeur pour retourner la terre et faire des barrières de feu », précise-t-il. Lors de l’inscription, l’agriculteur renseigne son adresse, ce qui permet aux pompiers de localiser le volontaire le plus proche en cas d’incendie.
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Une mise à disposition de bouches d’irrigation pour les pompiers depuis 2025
Depuis 2025, les agriculteurs irrigants peuvent également mettre à disposition l’accès à des bouches d’irrigation pour les pompiers. « Avant, on prenait l’eau uniquement des bouches à incendie avec un coût important. De leur côté, les agriculteurs prélèvent de l’eau directement de la nappe à un coût réduit », explique Michaël Montès, capitaine au Sdis 28 et référent départemental des feux de forêts et espaces naturels. En localisant un point d’accès à l’eau au plus près du sinistre en cours, les pompiers peuvent l’utiliser pour remplir une cuve qui alimente le camion. Ce qui limite la durée de ravitaillement. « Ça évite aussi d’assécher les châteaux d’eau des communes et l’eau potable. Là, on utilise de l’eau d’irrigation, non traitée », ajoute Aymeric Souchet.
Une nouveauté en 2026
Ce qui change en 2026 ? « Cette année, c’est directement le Sdis qui pilote », résume l’agriculteur. Avant la Chambre d‘agriculture faisait l’interface entre la cohorte et les pompiers. Aujourd’hui, elle met à disposition, pour le Sdis, un fichier avec la localisation et les coordonnées des agriculteurs volontaires. « Quand un feu est déclaré, nous on regarde, au niveau du point GPS, quel irrigant et quel agriculteur avec déchaumeur sont disponibles et on les contacte directement, poursuit Michael Montès, on verra si c’est efficace ».
En juin 2026, 153 agriculteurs sont inscrits dans la cohorte ; il est possible de remplir le formulaire d’inscription ici.