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[Salon de l’agriculture] Une farine blockchain pour créer de la valeur

La farine Savoir Terre "contribue à l'agriculture durable." © Axereal
La farine Savoir Terre "contribue à l'agriculture durable."
© Axereal

La blockchain. Encore un anglicisme à la mode, qui fait fureur sur le Salon de l’agriculture. Mais la blockchain, qu’est-ce que c’est au juste ? « Rien d’autre qu’un registre digital d’informations », précise Stéfano Volpi, co-fondateur de Connecting Food, entreprise leader sur ce type de service, lors d’une table ronde organisée par Axéreal le 28 février dernier. Le principal intérêt d’une blockchain est de réunir des informations infalsifiables et vérifiables : elles sont distribuées sur plusieurs serveurs, par blocs d’informations, d’où son nom. Via sa filiale Axiane Meunerie, la coopérative agricole a lancé il y a quelques semaines la première farine blockchain vendue au détail, en paquets de 1 kg. Référencée dans les principales enseignes de la grande distribution, elle a déjà été vendue à 300 000 unités sous la marque « Savoir Terre », détrônant au passage plusieurs références. Le paquet est facilement reconnaissable : l’un des 9 agriculteurs qui participent à ce projet est en photo individuelle sur le paquet. En scannant le flash code avec son smart phone, puis en rentrant la DLC figurant sur le paquet, on obtient instantanément des informations sur la fabrication de la farine : le producteur de blé, son prénom, sa photo, sa commune, les conditions de stockage, le site et la date de transformation, le lieu et la date de conditionnement. « Dans chaque paquet, il y a au maximum le blé de 3 producteurs » explique Benjamin Gayraud, responsable marketing GMS d’Axiane Meunerie. Chaque maillon rentre ses informations, à commencer par les agriculteurs, au travers d’un logiciel de traçabilité. L’intérêt de telles informations ? Recréer un lien de confiance. « Le consommateur sait que toute l’information est disponible. » Pour les producteurs et les meuniers, cette farine crée une « valeur additionnelle ». Une valeur ajoutée supplémentaire. « Je commercialise 150 t de blé tendre à un prix garanti fixé pour trois ans », se félicite Adrien Guyard, l’un des agriculteurs partenaires du projet. Le prix contractuel, confidentiel, semble attractif et a du moins des effets « qui se voient sur mon compte de résultat ». Pour l’agriculteur, ce contrat n’a pas modifié la charge de travail. « Toute la traçabilité est faite depuis longtemps sur la ferme. La blockchain, c’est quelque chose que l’on sait faire et ça permet de montrer ce que nous savons faire. »

Lire aussi : Le commerce équitable s’installe dans le paysage céréalier français

En vidéo : Le lait d'Ingredia est traçé par Connecting Food grâce à sa blockchain

 

 

 

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