SIA 2026
PAC 2028-2034 : la FNSEA demande une politique plus « commune » et « économique »
La FNSEA a présenté, le 23 février au salon de l’agriculture, ses attentes pour la prochaine PAC d’après 2027. En plus d’un budget renforcé, le syndicat demande une PAC plus commune, centrée sur l’économie de l’exploitation et qui favorise l’acte de production.
La FNSEA a présenté, le 23 février au salon de l’agriculture, ses attentes pour la prochaine PAC d’après 2027. En plus d’un budget renforcé, le syndicat demande une PAC plus commune, centrée sur l’économie de l’exploitation et qui favorise l’acte de production.
« Il faut qu'on réinvente une vraie politique de gestion et d'accompagnement de l'agriculture et de l'agroalimentaire », estime Franck Sander, vice-président de la FNSEA et du Copa- Cogeca, le 23 février en conférence de presse au salon de l’agriculture. Critiquant la proposition de la Commission européenne pour la PAC 2028-2034, le syndicat appelle en priorité à renforcer le budget alloué à la politique. Car malgré les 45 milliards d’euros (Md€) mobilisables dès 2028 annoncés en janvier par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la France verrait son budget diminué de 13 % par rapport à la période, estime la FNSEA. Alors que la Pologne pourrait par exemple voir son budget augmenter de 30 %, selon le syndicat. « On laisse le choix aux différents États membres d'aller chercher de l'enveloppe ou pas, de l'orienter ou pas. […] Tout ça, ça créera de la distorsion de concurrence », alerte Franck Sander.
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Que demande la FNSEA pour la PAC 2028-2034 ?
La FNSEA appelle donc à augmenter le budget de la PAC, et même à aller « au-delà du budget actuel » pour la France, soutient son vice-président. Le syndicat demande aussi que la prochaine PAC soit « économique » et centrée sur « l’acte de production ». « Il faudra peut-être trouver des critères de production minimum », propose Yannick Fialip, membre du bureau de la FNSEA, en conférence de presse. « La PAC, elle doit aussi accompagner, la transition dans nos fermes », continue Franck Sander. « À l'avenir, il y aura beaucoup de changements, il y aura beaucoup de technologie. Donc on a besoin d'investir davantage dans la recherche, dans le développement, dans l'agriculture de précision, dans la génétique animale, dans la génétique végétale », souligne-t-il. Pour cela, la FNSEA propose l’idée de mobiliser le fonds de compétitivité européen, afin d’accompagner des investissements dans les exploitations agricoles mais aussi « de grande échelle », comme le laissait sous-entendre Emmanuel Macron lors de l’inauguration. Yannick Fialip cite par exemple des « infrastructures pour faire face aux aléas climatiques » ou le sujet de la digitalisation.
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La FNSEA demande au gouvernement « d’acter des principes » pour les négociations de la prochaine PAC
Le membre du bureau de la FNSEA appelle aussi à « une architecture environnementale plus simple » de la PAC. Et sur le budget, il dit s’en tenir « à ce que le Président de la République, le Premier ministre et la ministre d'Agriculture ont déclaré », à savoir qu’« il ne manquera pas un centime aux agriculteurs ». « C'est-à-dire que les sommes allouées supplémentairement à la France, peut-être sur le développement rural, doivent plus aller sur la politique agricole », soutient Yannick Fialip. Le syndicat appelle le gouvernement à « peser » dans les négociations sur la PAC, et à « acter des principes » au plus vite, compte tenu du changement de gouvernement à venir en 2027.