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« Nous utilisons la herse étrille pour détruire lamiers et gaillets jusqu’au stade gonflement du blé »

Marcel Estienne et sa fille Caroline, en bio à Saint-Jean-sur-Moivre dans la Marne, interviennent une à deux fois sur blé avec la herse étrille, avec un second passage au printemps si les conditions le permettent.

Caroline et Marcel Estienne, 140 ha en bio à Saint-Jean-sur-Moivre dans la Marne.
Caroline et Marcel Estienne, 140 ha en bio à Saint-Jean-sur-Moivre dans la Marne.
© J. Guichon

« Nous disposons d’une herse étrille Treffler de 12,20 mètres. Cet outil est adapté pour travailler en surface, sur un sol sans résidu. Sur les blés semés à la fin octobre, à une densité de 380 grains/m², nous intervenons à l’aveugle avec peu de pression pour une meilleure régularité.

Au printemps, nous passons la herse étrille une seconde fois si le sol est suffisamment ressuyé et le blé correctement implanté. Dans ces conditions, elle est efficace sur adventices jeunes (stade fil blanc à plantule), y compris sur le rang de la culture. Après l’intervention, un délai sans pluie de trois à quatre jours est essentiel.

Selon le stade et l’enracinement de la culture, nous adaptons la vitesse d’avancement entre 1 et 10 km/h, selon l’agressivité recherchée. Pour détruire des lamiers et des gaillets, la herse étrille peut être utilisée jusqu’au stade gonflement du blé. Elle est efficace sur les dicotylédones mais présente peu d’intérêts sur les graminées, celles-ci sont détruites par le passage de la bineuse. Ces deux outils sont complémentaires. »

140 ha en bio dont 60 de blé, 25 d'orge de printemps, 32 de luzerne, 11 de betterave et 12 de lentille.

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