Aller au contenu principal

Nappes phréatiques au 1er mars : remplissage exceptionnel avec 84 % des niveaux en hausse

A la suite des abondantes pluies de février, la recharge des nappes phréatiques se poursuit et est même exceptionnellement importante avec 84 % des niveaux en hausse selon le bulletin du BRGM arrêté au 1er mars.

carte de France des nappes phréatiques

Les pluies de février ont été bénéfiques puisque le remplissage des nappes phréatiques est exceptionnel : 84 % des niveaux sont en hausse, 67 % des points d’observation sont au-dessus des normales mensuelles, 18 % en-dessous et 15 % sont comparables. Cette situation est s’apparente à celle de février 2025 quand 61 % des points d’observation étaient au-dessus des normales mensuelles.

La situation des nappes phraétiques demeure contrastée

Il est toutefois à souligner que la situation reste contrastée, le sud affichant des niveaux très largement supérieurs aux normales tandis que les nappes du nord-est, notamment les nappes inertielles, se situent autour des normales, voire en dessous, mais avec des tendances d’évolution à la hausse. Le bilan provisoire de la recharge hivernale 2025-2026 laisse espérer des niveaux satisfaisants pour une grande partie des nappes réactives au cours du prochain trimestre.

A relire : Bilan hydrique au 15 février : « la recharge des nappes phréatiques est très active »

Nappes réactives des deux-tiers sud en hausse 

Il existe de particularités au niveau local. La recharge exceptionnelle de février a fait nettement remonter les niveaux des nappes réactives des deux-tiers sud du territoire. Des situations exceptionnellement hautes ont été enregistrées sur de nombreuses nappes : en Bretagne, dans la vallée de la Garonne et de ses affluents, au sud du Massif central, sur le pourtour du bassin méditerranéen et de Corse, ainsi que sur les nappes très réactives des calcaires jurassiques et crétacés du nord-est du Bassin aquitain.

Les nappes réactives affichant des niveaux élevés ont pu contribuer aux inondations et aux crues des cours d’eau de février, soit directement en débordant au-dessus du sol ou en alimentant le cours d’eau, soit indirectement en saturant les sols, limitant ainsi l’infiltration des pluies et favorisant le ruissellement.

 

 

Lire aussi : Intempéries : record de précipitations pour le mois de février, selon Météo-France

Recharge moins conséquente au nord-est

Au nord-est, la recharge a été moins conséquente. Les nappes très réactives des calcaires situées à l’ouest de la Lorraine et dans le Jura ainsi que les nappes de la plaine d’Alsace atteignent des niveaux proches des normales à modérément hauts. La nappe des grès de l’est de Lorraine est moins réactive aux pluies et reste à des niveaux modérément bas.

Les nappes inertielles du Bassin parisien et de l’Artois ont connu une très faible recharge ces derniers mois et les pluies de février s’y infiltrent lentement. Les situations restent donc stables ou s’améliorent légèrement. Les niveaux des nappes du Sundgau (sud Alsace) et du couloir Rhône-Saône sont globalement proches des normales.

 

Prévisions encore incertaines

La recharge devrait se poursuivre en mars pour les nappes inertielles du Sundgau (sud Alsace) et du couloir Rhône-Saône, avec l’infiltration lente des pluies de février. Les situations pourraient alors s’améliorer ou rester stables, selon les volumes d’eau infiltrés. Des incertitudes relatives à la fin de la période de recharge et à l’efficacité des pluies du printemps subsistent. Les prévisions pour l’été 2026 sont incertaines. Les niveaux seront assurément plus bas que ceux de 2025, du fait d’une recharge 2025-2026 déficitaire.

Fin février, la décrue s’amorce sur les nappes réactives mais de nombreux niveaux des deux-tiers sud du territoire, de Bretagne et de Corse demeurent hauts à très hauts. Le risque d’inondation par remontée de nappes demeure présent, en particulier en cas d’épisodes pluviométriques conséquents au cours du mois de mars. Toutefois, ce risque devrait progressivement diminuer avec le début probable de la période de vidange.

Lire aussi : Parcelles et bâtiments d’élevage inondés, matériels endommagés, serres déchirées : de nombreux agriculteurs frappés par les intempéries dans le sud-ouest de la France

Les plus lus

Bovin de profil présentant des nodules sur la peau, signe clinique de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC).
Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : un nouveau foyer détecté en Sardaigne

Un foyer supplémentaire de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) a été détecté le 8 juillet en Sardaigne, dans le…

Carte de France métropolitaine des restrictions concernant les eaux superficielles au 30 juillet 2026.
Sécheresse 2026 : 63 départements en situation de crise, quelles conséquences sur les activités agricoles ?

Après le manque de précipitations en avril, les épisodes caniculaires fin mai, en juin et en juillet, les arrêtés de…

Carte de France des départements soumis à un arrêté de restriction des travaux agricoles comme la moisson pendant la période forte sécheresse.
Moisson 2026 et risque d’incendie : quelles interdictions de récolter l’après-midi durant la canicule ?

Avec la troisième vague de chaleur, de nouvelles restrictions des plages horaires pour effectuer les travaux agricoles ont été…

Tracteur Same rouge dans un champ.
Same et Deutz-Fahr en tête des marques préférées des concessionnaires français de tracteurs agricoles

L’enquête printanière ISC 2026, réalisée par le syndicat des distributeurs de machines agricoles (Sedima), montre que les…

deux tracteurs dans un champ en pente
Nouvelle-Aquitaine : la chambre d’agriculture estime que l'agriculture régionale est au bord de la faillite et réclame un plan d’urgence immédiat

La chambre d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine s’alarme, dans un communiqué du 9 juillet, des différentes calamités que…

Nappes phréatiques au 15 juillet : la vidange continue avec 94 % des niveaux en baisse selon le BRGM

Alors que la vidange des nappes phréatiques continue avec 94 % des niveaux en baisse, la situation générale se dégrade avec 60…

Publicité