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Maïs : des semences profitables dominées par la génétique US

Les variétés américaines provenant des recherches des sociétés Corteva et Bayer dominent la filière du maïs grain en France. Les entreprises françaises tentent de se faire une place, notamment sur les variétés précoces à demi-précoces.

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En France, le budget recherche et développement en maïs chez les semenciers est presque deux fois plus élevé qu'en blé tendre.
© C. Gloria

Les entreprises Corteva et Bayer sont largement en tête parmi les entreprises semencières avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 9 à 11 milliards d’euros (Syngenta, 3e avec 3,3 milliards d’euros) et le maïs n’est pas étranger à ce résultat. Les deux sociétés ont récupéré les génétiques américaines Pioneer et Monsanto (Dekalb) et ont largement développé leurs variétés de maïs en Amérique (OGM) et en Europe. À elles deux, elles détiennent plus de 40 % du marché français. Parmi les entreprises semencières, Limagrain occuperait près de 20 % du marché, RAGT Semences et Lidea respectivement entre 8 et 10 %. KWS est aussi un acteur majeur sur le maïs.

« Nous ne jouons pas dans la même cour que les sociétés Bayer et Corteva, qui ont une capacité à investir aux États-Unis sans pareille mesure que la nôtre avec des centaines de millions d’euros pour chacune (8 à 10 % de leur chiffre d’affaires). Leurs variétés sont le fruit d’un long effort de recherche, important et massif, observe Olivier Paul, de Lidea et président de l’UFS. En outre, les maïs OGM en Amérique leur ont ramené beaucoup de valeur. »

Les semenciers français peinent à exister sur le maïs grain

La commercialisation de variétés hybrides assure un chiffre d’affaires sur 100 % des semis de maïs, ce qui assure une tout autre rentabilité que des variétés lignées en France et ailleurs. Le budget recherche et développement sur cette espèce est important : 139 millions d’euros en 2026 en France (contre 76 M€ aux céréales à paille et protéagineux) et représente 11 % de son chiffre d’affaires (28 % sur les céréales…) selon Semae.

Les génétiques américaines sont davantage sur les variétés grain plutôt tardives. Celles européennes sont mieux représentées sur des variétés précoces et pour le débouché fourrage où Limagrain est leader avec plus de 30 % du marché. En maïs grain, les semenciers français peinent à exister. Il n’y a qu’à regarder la dernière liste des variétés inscriptibles au catalogue français, largement dominées par des obtentions Dekalb et KWS (Corteva inscrit ses variétés ailleurs qu’en France).

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