Aller au contenu principal

Diversification de l'assolement : « Le pois d’hiver s’insère parfaitement dans ma rotation »

Geoffroy de Lesquen, agriculteur à Fierville-Bray dans le Calvados, apprécie le pois d’hiver pour sa moindre sensibilité au stress hydrique comparé au pois de printemps, et pour ses qualités de précédent avant colza. C’est aussi un levier contre les ray-grass résistants.

Geoffroy de Lesquen, agriculteur à Fierville-Bray (14)."En juin, le pois d'hiver s'avère moins sensible au stress hydrique que le pois de printemps, car son cycle est quasi terminé à cette période critique."
Geoffroy de Lesquen, agriculteur à Fierville-Bray (14)."En juin, le pois d'hiver s'avère moins sensible au stress hydrique que le pois de printemps, car son cycle est quasi terminé à cette période critique."
© G. de Lesquen

« Sur mon exploitation, je produis du pois d’hiver depuis sept campagnes. Cette légumineuse convient bien pour des sols superficiels et argilo-calcaires. En juin, elle est moins sensible au stress hydrique que le pois de printemps, car son cycle est quasi terminé à cette période critique. Je produis en grande partie mes semences fermières. J’utilise des variétés de pois jaunes car elles sont moins sujettes au déclassement. Je sème principalement les variétés Fresnel et Furious, entre le 5 et le 15 novembre. Je pratique le semis direct sous couvert d’avoine de printemps, c’est pourquoi la densité de semis s’élève à 90 grains/m².

Le pois d’hiver est un bon précédent colza. Contrairement à une paille qui consomme de l’azote pour se dégrader, la légumineuse apporte plus rapidement de l’azote disponible pour la crucifère, ce qui est favorable à son développement avant l’entrée de l’hiver. Le pois d’hiver constitue également un levier supplémentaire dans la lutte contre les ray-grass résistants aux familles des fops et des dimes. Les produits racinaires homologués montrent encore de bonnes efficacités à l’automne.

Habituellement, mes rendements s’élèvent entre 40 et 50 q/ha, excepté cette année où la pression en bactériose a impacté le rendement de 50 à 60 %. Je regrette que le plan protéines n’incite pas davantage à produire des pois d’hiver. Malgré un chiffre d’affaires assez faible, de l’ordre de 800 euros par hectare, c’est une culture qui présente de nombreux atouts agronomiques et qui s’insère parfaitement dans l’organisation du travail sur l’exploitation. »

488 hectares de grandes cultures dont 40 de pois d’hiver.

Les plus lus

<em class="placeholder">épi de blé</em>
Cadmium : les teneurs mesurées en céréales et pommes de terre sont dans les normes et stables depuis 15 ans

La présence du cadmium dans l’alimentation fait l’objet d’une surveillance rapprochée par les filières céréales et pommes de…

<em class="placeholder">Vue aérienne d&#039;une ferme ayant plusieurs bâtiments agricoles non contigus</em>
Pas de permis de construire sans régularisation des anciens bâtiments agricoles

L’obtention d’un permis de construire peut être bloquée en présence d’une construction irrégulière dans le même ensemble…

<em class="placeholder">Thomas Charruault, multiplicateur de luzerne porte-graine dans les Deux-Sèvres (Airvault)</em>
Deux-Sèvres : « Dans mes terres séchantes, j’ai implanté de la luzerne porte-graine pour gérer une problématique de ray-grass résistant »

Depuis 2023, Thomas Charruault s’est lancé dans la multiplication de luzerne porte-graine à Airvault, dans les Deux-…

<em class="placeholder">Le nettoyage de la barre de coupe est un préalable pour éliminer tout résidus de récolte : menues pailles avec les graines d&#039;adventices et de céréales.</em>
Moissonneuse-batteuse : Comment la nettoyer entre deux chantiers de récolte pour ne pas propager les graines d’adventices ?

Cela prend une demi-heure : le nettoyage de la moissonneuse-batteuse entre deux récoltes fait partie des leviers de lutte…

<em class="placeholder">Pieds de maïs touché par la Geomyze.</em>
Géomyze sur maïs : que faire en cas d’attaques dans l’Ouest ?

La période de froid qui a stoppé la croissance des maïs a créé les conditions idéales pour la géomyze, une mouche qui s’…

<em class="placeholder">Alexis Bouchard, agriculteur à Digny (Eure-et-Loir),&quot;je privilégie l’utilisation d’engrais simples de type P38. Les apports sont quasi systématiques sur betterave, ...</em>
Phosphore : « Je privilégie l’utilisation d’engrais simples pour répondre au juste besoin de mes cultures en Eure-et-Loir »

Exploitant 200 hectares à Digny (Eure-et-Loir), Alexis Bouchard raisonne ses apports de phosphore sur ses cultures avec l'aide…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures