Incendies en Gironde : « On a pu ravitailler les pompiers en eau avec les tracteurs et les citernes, c’était notre point fort »
David Bossard, agriculteur et entrepreneur de travaux agricoles en Charente, fait partie des convois qui sont allés soutenir les pompiers sur l’incendie en Gironde. Les citernes et les tracteurs ont permis de ravitailler en eau et d’aider à noyer les bords de route. Témoignage.
David Bossard, agriculteur et entrepreneur de travaux agricoles en Charente, fait partie des convois qui sont allés soutenir les pompiers sur l’incendie en Gironde. Les citernes et les tracteurs ont permis de ravitailler en eau et d’aider à noyer les bords de route. Témoignage.
« Bordeaux on arrive ». Dans une vidéo publiée sur Facebook le 25 juillet, David Bossard filme le convoi de tracteurs et de citernes sur une route nationale, en direction l’incendie en Gironde pour venir soutenir les forces déployées sur place. « Ça fait plusieurs années que j'aide les pompiers sur les incendies », explique à Reussir.fr l’entrepreneur de travaux agricoles et céréalier, situé en Charente. « Je le fais tous les ans en Dordogne, en Charente ou en Haute-Vienne. […] Dès que j’ai vu l’incendie en Gironde, d’instinct je voulais partir », témoigne-t-il. David Bossard et son chauffeur ont pu rejoindre un convoi organisé par la Coordination Rurale de Dordogne (CR 24), au départ de Libourne. « On est partis de notre plein gré, sans savoir ce qui nous attendait, sans savoir qui allait nous ravitailler en gazole ».
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« Avec les tracteurs, on peut aller sur les pistes forestières et les ravitailler en eau »
Sur place, David Bossard est resté quatre jours, pendant lesquels il ravitaillait les pompiers en eau grâce à sa citerne. « Les pompiers sont très contents de nous voir parce que nous, avec les tracteurs, on peut aller sur les pistes forestières et les ravitailler en eau […] c'était notre gros point fort », soutient l’agriculteur, qui est depuis revenu de Gironde. « Du coup, ils nous ont toujours sollicités », explique-t-il. Les citernes permettaient aussi de noyer les bords de piste qui avaient brûlé. « Ça permet de soulager les pompiers, pour qu'ils puissent aller sur d'autres feux à l'intérieur de la forêt », détaille l’exploitant agricole. La coordination était difficile, compte-tenu de l’effectif des forces mobilisées, soutient-t-il. « J’ai vu des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône, de Marseille, de Paris. Ils ont tous une façon différente de travailler », explique David Bossard. « Mais quand vous tombez sur des bons chefs comme on a eu, l’organisation était super », souligne-t-il.
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Quelle organisation sur l’exploitation agricole pour pouvoir venir en aide contre l’incendie ?
Sur le site où ils sont venus en aide, David Bossard et les membres de son convoi sont restés deux jours et demi, dont une nuit blanche le premier jour. Ils ont ensuite pu être accueillis à Sant-Hélène dans un gymnase, pour manger, dormir et se laver. « On a été beaucoup remerciés. C'était impressionnant », témoigne-t-il. Parmi eux, principalement des agriculteurs et quelques entrepreneurs de travaux agricoles (ETA). « Les moissons sont finies, tous les travaux sont finis sur l'exploitation, donc on avait du temps de libre », explique l’agriculteur de Charente. « Sauf au niveau entreprise, on a toujours du travail, mais on prend du temps dessus », continue-t-il. Ses collègues éleveurs ont quant à eux demandé à de la famille de les relayer pour la gestion des animaux, pour pouvoir partir quelques jours. « Deux jours d'aide, c'est déjà énorme, surtout pour les pompiers », soutient David Bossard.
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