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Qualité sanitaire des récoltes : faire barrage à l’ergot au champ

Des lots de blés contaminés à l’ergot font régulièrement parler d’eux. Cette caractéristique suffit à rendre un lot impropre à la vente, vu ses conséquences sur la santé humaine. Le triage reste lourd et coûteux mais la lutte au champ est efficace.

L’ergot et ses sclérotes se développent sur les graminées, sauvages ou cultivées. © N. Cornec
L’ergot et ses sclérotes se développent sur les graminées, sauvages ou cultivées.
© N. Cornec

Disparu des radars durant plus d’un demi-siècle, l’ergot est depuis une quinzaine d’années un champignon en recrudescence. En 2013, sa présence a été signalée dans 16 % de la récolte hexagonale. Ce champignon contient des alcaloïdes aussi toxiques que puissants et la réglementation européenne s’apprête à en abaisser significativement la teneur maximale dans le blé pour l’alimentation humaine. Elle devrait être divisée par deux, à 0,2 g par kilogramme via un règlement à paraître pour la récolte 2020. Ce seuil strict pose problème : la présence d’ergot dans un lot suffit à rendre un lot non marchand et oblige les organismes stockeurs à trier mécaniquement les lots contaminés. « Nous constatons d’un côté une progression de la maladie et de l’autre un resserrement des normes, commente Bruno Barrier-Guillot, responsable scientifique et technique chez Intercéréales, l’interprofession des céréales. Le croisement des deux va poser des problèmes certaines années.

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