Aller au contenu principal

Emploi agricole : « Les chefs d’exploitations recherchent des profils plus qualifiés »

Thierry Combet est délégué régional Occitanie à l’Association pour l’emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l’agriculture (Apecita). Il explique que les évolutions structurelles des exploitations font que les agriculteurs embauchent davantage de salariés diplômés.

<em class="placeholder">Thierry Combet délégué régional à l’Apecita Occitanie.</em>
« Nous aidons l'exploitant à bien clarifier les missions du poste, car le vivier de candidat reste malgré tout étroit », indique Thierry Combet.
© T.Combet

Pourquoi l’Apecita propose de plus en plus d’offres d’emploi en exploitation agricole ?

Les besoins en main-d’œuvre sur les exploitations évoluent. La conduite des cultures devient de plus en plus complexe, beaucoup d’exploitations s’agrandissent, d’autres se diversifient sur des productions très techniques (semences, cultures hors sol…). Il y a aussi les départs en retraite, avec une volonté de conserver le foncier ou des enfants qui reprennent l’exploitation sans pour autant vouloir y travailler. Certains exploitants ont aujourd’hui une formation d’ingénieur et cherchent à recruter un profil équivalent… Dans tous ces cas, les chefs d’exploitation sont en recherche d’un salarié compétent, expérimenté et polyvalent.

Comment l’Apecita accompagne les exploitants dans leur recherche ?

Il faut faire du sur-mesure, car leurs attentes sont très variables. Certains agriculteurs veulent juste qu’on les aide à rédiger l’offre d’emploi, d’autres souhaitent que l’on apporte un regard extérieur sur l’organisation du travail dans leur exploitation, pour définir les priorités du poste à pourvoir. D’autres encore veulent des conseils sur la façon de gérer la montée en compétences du salarié pour le fidéliser… Il faut aussi penser aux attentes d’un salarié en termes d’horaires, de congés… les exploitants ne les ont pas toujours en tête. Il leur est souvent difficile d’embaucher un cadre quand ils n’ont eu que des ouvriers agricoles. Quand un candidat est pressenti, nous pouvons organiser des mises en situation, avec des visites de parcelles pour permettre à l’employeur d’évaluer ses compétences techniques.

Combien coûtent vos prestations d’accompagnement ?

Il faut compter entre 2 000 et 5 000 euros HT pour un accompagnement complet. Notre coût journée est de 700 euros HT avec un temps moyen à passer de 3 à 6 jours. Cela représente un coût, mais il faut toujours avoir en tête que les conséquences financières d’un mauvais recrutement peuvent être importantes. Nous avons l’avantage d’être des spécialistes, de disposer d’une base très large de CV, d’être proches des écoles d’ingénieur, des lycées professionnels… Les chefs d’exploitation ont parfois tendance à vouloir aller trop vite dans leur recherche, à s’en tenir à des profils classiques. Nous leur conseillons de prendre le temps d’examiner plus de CV, de voir plus de candidats pour trouver le bon salarié.

Les plus lus

<em class="placeholder">Sébastien Legrand, agriculteur à Couvertpuis (Meuse)&quot;Avant le semis d’automne, il est très rare d’avoir recours au glyphosate. Je remplace cet herbicide par un ...</em>
Glyphosate : « Je remplace l’herbicide par des passages de vibroculteur avant semis sur mon exploitation dans la Meuse, avant tout pour des raisons environnementales »

Agriculteur à Couvertpuis (Meuse), Sébastien Legrand utilise le glyphosate comme une solution de secours quand les conditions…

<em class="placeholder">hangar agricole. entrepôt de matériel et stockage du grain à la ferme. silos. silo. récolte de céréales. machines agricoles. équipement. Calvados.</em>
Attention aux changements de destination des hangars agricoles
Le stockage à la ferme pour des tiers peut s’avérer rentable mais aussi risqué en cas de bail rural et impactant fiscalement.
<em class="placeholder">Philippe Brousse, conseiller transition énergétique à la chambre d’agriculture de la Dordogne.</em>
Photovoltaïque : « Avec les nouveaux tarifs d’achat de l’électricité, il faut des projets sur bâtiments de plus de 100 kWc pour espérer une rentabilité »

Philippe Brousse est conseiller transition énergétique à la chambre d’agriculture de la Dordogne. Il explique les conséquences…

<em class="placeholder">Contrôleur et agriculteurs devant un pulvérisateur.</em>
Aides PAC : Comment sont sélectionnées les exploitations contrôlées ?

Chaque année une partie des exploitations demandeuses d’aides PAC font l’objet de contrôles. Réalisés sur pièces ou…

Glyphosate : « Les conditions permettent souvent de me passer de l’herbicide et de le remplacer par des destructions mécaniques des adventices »

Agriculteur à Issoncourt (Meuse), Xavier Bazart utilise au minimum les produits phytosanitaires. Il est dans une démarche…

<em class="placeholder">Antonin Ayrault agriculteur à Rives-d’Autise, en Vendée, dans un champ de colza, avril 2026</em>
Installation : « J'ai pris un an de réflexion pour bâtir mon projet et m'installer dans de bonnes conditions sur l'exploitation familiale en Vendée »
Antonin Ayrault s’est installé sur la ferme familiale à Rives-d’Autise, en Vendée, le 1er janvier 2026. Il…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures