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Directive nitrates : pas d’amélioration nette de la qualité des eaux sur l’ensemble du territoire

Sur la dernière décennie, les mesures des teneurs en nitrate dans les eaux montrent une stabilité globale, mais avec de fortes disparités régionales.

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Les derniers programmes d'action de la directive nitrates ne se traduisent pas par une amélioration de la qualité des eaux, en particulier sur les captages.
© C. Gloria

Le bilan national de la mise en œuvre de la directive nitrates sur la période 2016-2019 montre les résultats de la 7e campagne de mesures (2018-2019), comparées à la 6e (2014-2015) (1re campagne : 1992-1993). Pour la qualité des eaux souterraines, la situation est globalement stable entre la 6e et 7e campagne de mesures, mais avec de fortes disparités régionales. Le Nord et l’Est montrent une dégradation, alors qu’il y a une amélioration en Bretagne.

Du point de vue des concentrations moyennes annuelles en nitrate, la situation est jugée également globalement stable pour les eaux de surface entre les deux dernières campagnes de mesures, avec encore d’importantes disparités : amélioration en Bretagne, Vendée, Sud-Ouest et dégradation dans le Bassin parisien, l’est de la France et le nord du bassin rhodanien. Avec ces résultats globaux, les organisations environnementales telles que FNE se rangent à l’avis émis par l’Autorité environnementale : « Alors que l’objectif premier du programme est de réduire les incidences de l’utilisation des fertilisants agricoles sur l’environnement et la santé humaine, le PAN 7 (programme d’action national) reste sur des évolutions mineures de ses mesures, non susceptibles de parvenir à un bon état des eaux. Il est impératif de relever les ambitions du PAN. »

Chaque programme d’action régional fait l’objet d’un bilan. C’est le cas pour les 6e PAR. Dans les Pays de la Loire à titre d’exemple, le bilan est contrasté sur les nitrates. Une forte dégradation de la qualité des eaux superficielles est constatée sur la période 2017-2018, marquant une rupture avec l’amélioration observée sur la période 2010-2016. Une amélioration est toutefois notée sur 2019-2020, sans revenir au niveau de 2016. L’évolution de la qualité des eaux souterraines est plus stable. Mais on constate des dépassements importants des normes de potabilité sur les captages en eaux souterraines. La qualité de l’eau ne s’est pas améliorée sur les captages prioritaires et ceux en zones d’action renforcée.

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