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Destruction des couverts végétaux : « Je combine outils mécaniques et glyphosate »

Converti à l’agriculture de conservation à Auzouville-sur-Ry en Seine-Maritime, Maxence Vaas, soigne ses couverts. Il juge indispensable l’utilisation de glyphosate pour bien détruire les graminées.

« Le broyeur déchiquette bien les résidus, mais il a l’inconvénient de ne pas les répartir de manière homogène, ce qui est indispensable avant lin et pommes de terre », explique Maxence Vaas, agriculteur à Auzouville-sur-Ry.
© M. V.

« En transition vers l’agriculture de conservation, je soigne mes couverts sur mon exploitation. Pour leur destruction, j’utilise des outils mécaniques et du glyphosate. Je vise des beaux couverts, plus faciles à détruire, avec de la féverole, du tournesol, du trèfle d’Alexandrie, de la vesce et de l’avoine.

Comme j’ai des légumineuses, j’essaie de les semer avant le 15 août, juste après l’enlèvement de la paille (je fais un échange paille-fumier). Cette année, vu la sécheresse, j’ai mis un mélange de moutarde, vesce et phacélie, moins cher et se développant rapidement.

En janvier, je détruis les couverts avec le broyeur de la Cuma du Plateau. Il déchiquette bien les résidus mais il a l’inconvénient de ne pas les répartir de manière homogène. C’est pourtant indispensable avant lin et pommes de terre.

Quinze jours avant le semis des cultures de printemps, j’effectue un passage de glyphosate à 1 litre par hectare pour détruire les graminées, notamment l’avoine, sinon elles se repiquent. Sans glyphosate, je ne pourrais pas continuer à faire de l’agriculture de conservation. Un sol propre au départ est indispensable. Et gel ou pas gel, l’efficacité de l’herbicide est toujours au rendez-vous. »

Gaec de la grange du chemin. 180 hectares : 90 en blé, 30 ha de lin, 30 de pommes de terre et 30 de colza.

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