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Désherber à l'écimeuse : « un outil de rattrapage pour avoir des parcelles propres »

Les écimeuses sont des engins permettant de gérer le salissement des parcelles dans des situations relativement diverses. Deux cas pratiques avec les agriculteurs de la Cuma de Mondeville, dans l'Aube.

« Avec les écimeuses, la fenêtre d’intervention est moins étroite qu’une herse ou une bineuse. Nous disposons de plusieurs jours pour intervenir », apprécie Olivier Henquinbrant, agriculteur bio à Juvancourt (Aube). © O. Henquinbrant
« Avec les écimeuses, la fenêtre d’intervention est moins étroite qu’une herse ou une bineuse. Nous disposons de plusieurs jours pour intervenir », apprécie Olivier Henquinbrant, agriculteur bio à Juvancourt (Aube).
© O. Henquinbrant

​L'utilisation des écimeuses se développe, et pas seulement en bio. L'intérêt de ce type de matériel est de permettre une intervention très tardive pour sauver la parcelle d'un salissement incontrôlé. La Cuma de Mondeville, dans l'Aube, a investi dans deux écimeuses.

Olivier Henquinbrant, agriculteur bio à Juvancourt, apprécie la souplesse d'utilisation de ces engins. « Les écimeuses coupent facilement les adventices grâce aux contre couteaux qui maintiennent la végétation droite, explique l'exploitant. L’adventice doit dépasser de la culture d’au minimum 10 centimètres, voire 20 dans le cas de cultures basses. La fenêtre d’intervention est moins étroite qu’une herse ou une bineuse. Nous disposons de plusieurs jours pour intervenir. »

Sur lentilles, Olivier Henquinbrant réalise deux passages d’écimeuse pour détruire les folles avoines. « À une vitesse de 6 à 7 km/h, le débit de chantier est de 7 ha/h. C’est un outil de rattrapage quand il n’y a plus d’autres solutions. À la moisson, mes parcelles bio sont propres ! »

Une solution alternative au désherbage manuel pour gérer les betteraves montées

Francis Bour est, lui, agriculteur conventionnel à Bergères. Lui aussi sollicite l'écimeuse de la Cuma, mais pour un autre usage. « J’ai utilisé l’écimeuse de la Cuma de Mondeville pour gérer les betteraves montées, explique Francis. Dans cette situation, l’utilisation de l’écimeuse est plus délicate. C’est une alternative au passage manuel mais ce n’est pas la solution la plus efficace. »

« Idéalement, il faudrait passer plusieurs fois l’écimeuse pour gérer les betteraves montées et détruire chaque nouvelle hampe florale qui repousse depuis la racine », estime Francis Bour, agriculteur à Bergères. © F. Bour
« Idéalement, il faudrait passer plusieurs fois l’écimeuse pour gérer les betteraves montées et détruire chaque nouvelle hampe florale qui repousse depuis la racine », estime Francis Bour, agriculteur à Bergères. © F. Bour

L'intervention de ce type d'engin permet toutefois de limiter la production de graines. « Idéalement, précise l'agriculteur, il faudrait passer plusieurs fois l’écimeuse dans la culture pour détruire chaque nouvelle hampe florale qui repousse depuis la racine. »

 

EN CHIFFRES

Deux écimeuses dans une Cuma

74 adhérents dont 19 au sein de la section écimage (18 agriculteurs en AB et 1 en conventionnel) à la Cuma de Mondeville (Aube)
2 écimeuses Bionalan portées, de 13,20 m de largeur de travail.
120 h d’écimage pour un coût facturé de 21 €/ha par la Cuma en 2020 (écimeuse seule, entretien et location compris).

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