Aller au contenu principal

Canicule - incendie : mettre ses salariés agricoles au chômage partiel

Production assoiffée, zone évacuée, touristes absents, autant de raisons qui justifient d’activer le dispositif d’activité partielle pour réduire ses charges salariales. Le Ministère du travail vient de donner des instructions aux Directions régionales de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de la Gironde et du Var, pour que les dossiers de chômage partiel soient traités en urgence.

<em class="placeholder">Porcins / sécurité - assurance / atelier porcin détruit par un incendie</em>
L'incendie est une cause d'activité partielle pour les salariés des exploitations impactées
© Cooperl

Du fait des incendies en Gironde et dans le Var, plusieurs zones agricoles sont impactées, perturbant les productions et les marchés de proximité.

Dans ce contexte, les exploitations agricoles et viticoles subissent une baisse voir une suspension temporaire d’activité. En tant qu’employeurs, elles peuvent demander le bénéfice de l’activité partielle pour le motif « Toute autre circonstance de caractère exceptionnel », selon la CCI de Gironde.

Pour les exploitations dont l’activité est directement affectée par les mesures d’interdiction temporaire d’activité ou d’accès prises par l’autorité administrative pour faire face ou prévenir des risques d’incendies (zones évacuées ou interdites d’accès), l’activité partielle sera accordée facilement.

En revanche, pour les exploitations qui ne sont pas implantées directement dans ces zones de restriction mais dont l’activité est quand même affectée par les mesures préventives, elles pourront la demander, en justifiant des critères suivants : imprévisible, extérieur, et irrésistibilité. Concernant ce dernier critère, l’employeur doit prouver qu’il ne peut pas surmonter cet arrêt ou baisse d’activité, malgré une volonté de trouver d’autres tâches à ses salariés, d’aménager leurs horaires de travail, de leur imposer des congés ou récupération d’heure, etc.

Concernant la canicule, l’exploitation doit être située dans une zone de vigilance canicule orange ou rouge, déclarée par Météo France.

De plus, il conviendra de démontrer l’existence d’un lien direct entre l’arrêté préfectoral ou municipal ou l’alerte météo, et la baisse de son activité.

La demande est à formuler auprès de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS), anciennement DIRECCTE.

Faire ici sa demande

En cas de suspension d’activité due à un sinistre ou à des intempéries ou à des circonstances de caractère exceptionnel, l’article R5122-3 du Code du travail admet que l’employeur dispose d’un délai de 30 jours, à compter du placement des salariés en activité partielle, pour adresser sa demande par tout moyen donnant date certaine à sa réception.

La DREETS est tenue de donner une réponse dans un délai de 15 jours maximum. Toutefois pour la Gironde et le Var, le Ministère du travail a donné instruction de traiter en urgence ces demandes.

Le recours à l’activité partielle est limité à 3 mois par an, renouvelable dans la limite de 6 mois.

Lire aussi la foire aux questions du Ministère du travail : Accompagnement des entreprises dans le cadre des incendies exceptionnels

Les plus lus

<em class="placeholder">Élodie Thirouin, agricultrice à Ychoux (40)&quot;Un pH trop acide peut avoir un impact important sur nos cultures (légumes surtout) et donc, on ne peut pas se permettre de ...</em>
Chaulage : « Je dépense 62 €/ha d'apport de dolomie tous les deux ans par parcelle sur des sols sableux des Landes où le pH peut baisser rapidement »

Éloïse Thirouin est à la tête d'une exploitation de 400 hectares à Ychoux (Landes). Ses terres sableuses à tendance acide l'…

Moissonneuse batteuse en action dans une parcelle de blé tendre. Allier. 2024
Moisson 2026 : une qualité rassurante en blé tendre mais des rendements en retrait et localement catastrophiques

Au 16 juillet, la récolte française de blé tendre est achevée ou en passe de l’être dans la plupart des régions. Les…

<em class="placeholder">Annie Genevard, ministre de l&#039;agriculture et Sébastien Martin, ministre délégué à l&#039;industrie,  </em>
Prix des engrais azotés : une aide de 50 euros par tonne « pour tous les agriculteurs »

Le gouvernement français a abondé l’aide européenne aux achats d’engrais azotés pour le monter à 145 millions d’euros au…

<em class="placeholder">Prestataire de service avec une moissonneuse batteuse de marque CLAAS vidant sa trémie dans la remorque d&#039;un tracteur durant la moisson des blés. Récolte des céréales. ...</em>
Prix du blé : accompagner la tendance à la hausse en commençant à vendre sa récolte

Après des mois sans grandes variations, les prix du blé décollent depuis le démarrage de la nouvelle campagne début juillet.…

<em class="placeholder">Déchaumage après récolte d&#039;une parcelle d&#039;orge.  </em>
Semis de colza 2026 : attendre la pluie sans compromettre l’implantation

Difficile d’envisager des semis de colza dans les conditions pédo-climatiques actuelles. Selon les types de sol un déchaumage…

<em class="placeholder">Guillaume Debreuve, agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube),&quot;Dans le méthaniseur, le seigle se dégrade plus difficilement qu&#039;une orge, provoquant un épaississement du ...</em>
Méthanisation : « J’utilise depuis deux ans l’orge d’hiver dans l’Aube, plus souple à récolter et moins délicate à gérer que le seigle »

Agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube), Guillaume Debreuve alimente un méthaniseur avec une autre exploitation agricole en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures