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Blé tendre : « Nos filières CRC en Charente imposent des variétés avec un bon niveau de tolérance aux maladies »

Manon Boucher est responsable service technique et innovation chez Coop de Mansle, en Charente. Elle explique que des variétés bien notées en termes de tolérance aux maladies sont un atout pour concilier qualité boulangère et qualité agronomique.

<em class="placeholder">Manon Boucher, responsable service technique et innovation chez Coop de Mansle.</em>
Des variétés tolérantes permettent de réduire les traitements fongicides et donc les IFT, estime Manon Boucher.
© Coop de Mansle

« La caractéristique de notre coopérative est que la grande majorité des blés tendres collectés est en filière CRC (culture raisonnée contrôlée). Cela implique deux choses. Nos adhérents sont obligés d’utiliser des variétés VRM (variétés recommandées par la meunerie) avec de bonnes qualités boulangères, et ils doivent respecter un cahier des charges avec, notamment, des IFT (indices de fréquence de traitement) à ne pas dépasser. Ce dernier point fait que les agriculteurs sont invités à utiliser des variétés présentant une bonne tolérance aux maladies que l’on trouve sur notre territoire. Nous sommes régulièrement concernés par la septoriose, cela fait quelques années que nous avons de la rouille jaune, et en 2024 nous avons eu des problèmes de fusariose.

Nous proposons donc à nos adhérents une gamme de variétés bien notées en septoriose et en fusariose, comme Prestance, LG Absalon, Sy Admiration ou encore Karoque. Les années à forte pression, la septoriose peut entraîner des pertes de rendement importantes. Des variétés tolérantes permettent de respecter plus facilement le cahier des charges de la CRC qui n’autorise que l’application de deux fongicides maximum. La fusariose, elle, menace la qualité du grain avec un risque de mycotoxine, très surveillé en filière CRC.

Le choix final de la variété est fait par l’agriculteur en fonction du contexte de son exploitation. Des parcelles en bordure de bois ou de cours d’eau sont plus sujettes aux maladies fongiques, un blé derrière un maïs aura plus de risque d’avoir de la fusariose… »

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