Agriculture régénérative dans les Hauts-de-France : les premiers résultats du projet Covalo
Lancée en novembre 2025, Covalo Hauts-de-France, la première coalition territoriale d'un projet national Covalo, porté par Une Agriculture du Vivant, s’est donné comme objectif d’encourager les agriculteurs à restaurer durablement la fertilité des sols. Bilan après six mois de mise en œuvre.
Lancée en novembre 2025, Covalo Hauts-de-France, la première coalition territoriale d'un projet national Covalo, porté par Une Agriculture du Vivant, s’est donné comme objectif d’encourager les agriculteurs à restaurer durablement la fertilité des sols. Bilan après six mois de mise en œuvre.
« Aujourd’hui 180 agriculteurs sont déjà investis dans le programme. » Six mois après son lancement fin 2025, la coalition territoriale Covalo Hauts-de-France dresse le bilan du début de son déploiement dans un rapport daté du 30 juin 2026.
Pour rappel, ce dispositif rassemble 14 acteurs publics et privés (coopératives, entreprises agroalimentaires, acteurs publics et financiers) pour accompagner les agriculteurs dans la restauration de la fertilité des sols grâce à des contrats qui rémunèrent leurs efforts de transition. Notamment sous la forme de paiements pour services environnementaux.
Un suivi basé sur l’Indice de régénération
En 2026, ce sont 180 agriculteurs (grandes cultures, cultures légumières, betterave sucrière et pomme de terre) sur 12 000 hectares qui se sont engagés dans le programme. Ce dernier se base sur l’utilisation d’une version simplifiée de l’Indice de régénération (IR) pour établir les diagnostics et suivre les évolutions et trajectoires agroécologiques des exploitations.
À ce sujet, les données collectées sur le terrain pour la campagne 2025-2026 montrent une « dynamique positive des exploitations engagées ». D’après la coalition, les agriculteurs enregistrent en moyenne une progression de 9 points d’IR sur un an avec un IR moyen de 55/100. « Bien que favorisés par une campagne 2025 plus clémente climatiquement que la campagne 2024, ces résultats viennent tout de même illustrer et concrétiser les objectifs et l’impact visés par le modèle de coalition », pointe le bilan.
1,2 million d’euros de paiements pour services environnementaux
Ces premiers résultats amorcent la première phase de rémunération des services environnementaux. En se basant sur les évolutions des exploitations, l’Agence de l’Eau Artois-Picardie versera 1,2 million d’euros répartis selon les 85 exploitations engagées dans le PSE en 2026.
Autre dispositif financier du programme : l’offre « Transition+ » du Crédit Agricole Nord de France a financé, à hauteur de 6 millions d’euros, des projets portés par les agriculteurs du territoire. Elle valorise les résultats obtenus par les exploitations en matière de transition (bilan carbone, IR, certification notamment) en leur proposant des conditions économiques adaptées et préférentielles.
À l’avenir, Covalo espère que les exploitants de cette cohorte atteindront d’ici 2028 « une progression moyenne de 10 points d’IR et une réduction d’environ 10 % du bilan carbone net à l’échelle des exploitations ». Ce premier bilan marque également la dynamique de recrutement de la deuxième vague d’agriculteurs prévue à l’automne 2026. L’objectif : convaincre 1 700 agriculteurs d’ici 2028, et 4 400 en prenant en compte l’ensemble des cinq coalitions pilotes du pays.
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