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Acétamipride : comment la Belgique autorise définitivement l’insecticide sur betterave et pomme de terre

En Belgique, après des années de dérogations, l’acétamipride a été agréée par les instances du Royaume pour une période longue.

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Les pucerons vecteurs de jaunisse de la betterave peuvent être combattus avec l'acétamipride en Belgique.
© ITB

Contrairement à la France, l’acétamipride (insecticide néonicotinoïde) est utilisable dans d’autres pays européens, notamment chez nos voisins belges. L’insecticide faisait l’objet de dérogations renouvelées chaque année jusqu’en 2025. Mais en janvier 2026, la spécialité Gazelle 120 SL, contenant 120 g/l d’acétamipride, a reçu une autorisation de mise en marché (agréation en Belgique) définitive sans avoir besoin de dérogations pour son emploi.

La société Certis Belchim a envoyé une notice d’utilisation le 14 janvier 2026 aux distributeurs et prescripteurs belges. Cette autorisation porte sur betterave pour deux applications possibles aux stades BBCH 12-19 (2 à 9 feuilles) et BBCH 31-49 (recouvrement) contre les pucerons mais aussi sur pomme de terre (de consommation et plants) contre pucerons et doryphores avec un seul traitement permis par campagne.

Pas d’acétamipride à l’horizon pour les agriculteurs français

En application foliaire, l’acétamipride est un insecticide ni plus ni moins efficace que d’autres produits contre les pucerons sur betterave, comme le mentionnait un rapport de l’Inrae l’an dernier. En France, la demande de la profession (FNSEA, CGB…) d’avoir recours à ce produit apporterait juste une solution complémentaire aux solutions déjà autorisées. Après l’échec de la loi Duplomb l’an dernier pour la réautorisation de l’acétamipride, le dossier reste en suspens.

Contre les pucerons sur betterave, seul l’insecticide Teppeki est autorisé et le produit Movento doit faire l’objet d’une dérogation en 2026 pour deux applications possibles. Mais ce sera la dernière année pour ce produit avec une molécule (spirotetramate) dont la fin d’utilisation est théoriquement programmée au 30 octobre 2025 par les instances européennes.

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