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Une gamme “solidaire” pour Jardins du Midi

Jardins du Midi a inauguré au mois d’août une gamme d’ail "solidaire" qui garantit un juste prix au producteur.

© Jardins du Midi

Au mois d’août, Jardins du Midi a lancé l’ail solidaire. La démarche “solidaire” s’inscrit dans la gamme dite “engagée” du metteur en marché de Lomagne qui comprend déjà les produits Zéro résidu de pesticides, bio ou issus d’exploitations inscrites dans la démarche HVE. Particularité de la nouvelle gamme “solidaire “ : garantir un juste prix au producteur.

« Ce n’est plus le marché qui impose le prix »

Concrètement, Jardins du Midi a mis au point, avec ses producteurs partenaires, une grille tarifaire qui tient compte d’indicateurs que l’entreprise a étudiés avec eux au préalable (coût de production moyen, prix de revient à l’hectare…). « L’objectif étant de sortir un chiffre d’affaires à l’hectare, explique Philippe Quaranta, directeur général de Jardins du Midi. On sort ainsi du marché imposé. Avant, c’était le cours de l’ail étranger (espagnol, chinois) qui faisait le prix de l’ail français. Là, on a inversé le système. Ce n’est plus le marché qui impose le prix. »

Le producteur doit, pour sa part, répondre à un cahier des charges avec des engagements qualitatifs, être inscrit dans une démarche engagée (ZRP, HVE ou autre) notamment. Vingt-six producteurs d’ail se sont engagés dans cette nouvelle démarche en 2019 (quinze en Lomagne et onze dans la Drôme).

Le concept a été bien accueilli par la grande distribution. Certaines enseignes sont même intéressées par une offre co-brandée qui ne devrait pas tarder à voir le jour. « Les enseignes sont très sensibles à toutes les démarches actuelles (environnementales, de qualité…). Dans l’ail, la grande distribution joue le jeu depuis des années sur l’origine française. Avec la gamme “solidaire”, elle peut ainsi aller jusqu’au bout. Cela ne coûte pas grand-chose de plus au consommateur (+2,4 % du prix) et cela multiplie par deux la marge brute du producteur. »

Le label concerne aussi bien l’ail conventionnel que bio. Cette année, 536 t d’ail blanc (dont 100 t en bio) et 110 t d’ail violet (dont 30 t en bio) sont disponibles sur la démarche Ail solidaire. D’autres produits comme l’échalote, l’oignon ou les légumes secs sont bien évidemment à l’étude. « Pour des besoins de visibilité, il faut une gamme plus large, confirme Philippe Quaranta. Mais les problématiques sont différentes. » Ces autres productions “solidaires” ne seront pas disponibles avant 2020-2021. 

« Comme c’est le cas avec d’autres produits de qualité, on contractualise sur 3 ans renouvelables. »

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