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Une année à tavelure pour la poire

La poire est passée entre les mailles de ses ravageurs et pathogènes. Seules des attaques de tavelure ont entaché la récolte des variétés sensibles dans le Sud-est.

L’année 2016 a été plutôt tranquille pour la poire sur le plan phytosanitaire. Mais la tavelure du poirier est de plus en plus présente en verger de poiriers dans certains secteurs. « Nous avons observé une présence fréquente de tavelure sur la variété Williams à partir de fin mai », note Myriam Berud de la station d’expérimentations La Pugère. Venturi pirina peut hiverner dans les chancres formés sur les rameaux attaqués, sous forme de conidies. La présence de chancre accentue donc la gravité des attaques après la contamination secondaire. 2016 se caractérise aussi par une pression significative de feu bactérien en région Sud-est. « Dans les Alpes, la pression est forte, comparable à celle de 2007, avec des attaques sur pousses sur Passe Crassane et Martin Sec de mi-juin à début septembre », rapporte Myriam Berud. En Rhône-Alpes, le nombre de contaminations signalées est resté très limité malgré des conditions climatiques pourtant favorables au printemps. « Les pluies fréquentes en conditions douces survenues en pleine période de floraison et les chutes de grêle dans certaines situations constituent des conditions très favorables au développement de la bactérie du feu bactérien », précise Manuela Dagba. En revanche, l’activité des populations de psylles n’a pas été problématique sur la majorité des parcelles. « Le lessivage du miellat et la fragilisation des larves de deuxième génération grâce à l’aspersion sur frondaison ont été particulièrement efficaces », résume Manuela Dagba.

Même constat en Val de Loire : « La faible pression psylle sur le verger de La Morinière et la présence de punaises prédatrices ont pu éviter tout dégât », témoigne Fanny Le Berre de la station expérimentale La Morinière (37). Dans la région Paca, la présence de larves de psylles dans les corymbes en fin de floraison a été variable selon les parcelles mais dans l’ensemble la situation a été globalement maîtrisée.

AVIS D’EXPERTS

Cécidomyie à surveiller

MYRIAM BERUD, station d’expérimentation La Pugère (13)

« La cécidomyie des feuilles est en recrudescence dans les vergers du secteur Basse Durance. Elle peut causer des dégâts sur jeunes pousses en jeunes vergers ou surgreffage. Mais en Paca la cécidomyie des feuilles est considérée sur verger adulte comme un auxiliaire de psylle : ses enroulements abritent des prédateurs de cet insecte et elle se positionne sur les jeunes pousses en concurrence du psylle ».

AVIS D’EXPERTS

Stemphyliose après floraison

MANUELA DAGBA, Fredon Rhône-Alpes

« En Rhône-Alpes, plusieurs parcelles ont été concernées par la stemphyliose du poirier sous l’effet du printemps particulièrement humide. Les premières taches nécrotiques circulaires et de couleur brune sont apparues sur feuilles après la floraison. Pendant l’été, la présence de dégâts de phytoptes libres a été signalée et a pu être problématique pendant l’été en accentuant le folletage, au moment des fortes chaleurs ».

AVIS D’EXPERTS

Forte population de phytoptes libres

FANNY LE BERRE, station d’expérimentation La Morinière (37)

« Dans le Val de Loire, quelques phytoptes ont été visibles au printemps et des dégâts ont été observés tardivement. Mais globalement la situation reste maîtrisée avec des apports de soufre à l’automne. Les techniciens ont observé de fortes populations dans certains vergers qui ont été favorisées par l’été chaud et sec. De nouveau, nous avons observé des dégâts de punaises sur les fruits des variétés tardives avec 4 % des fruits touchés ».

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