Syndicats : pour la FNSEA la priorité est à la trésorerie face aux impacts de la sécheresse
Lors de sa conférence de presse de rentrée, la FNSEA a présenté ses propositions pour faire face aux impacts de la sécheresse sur le secteur agricole. Elles concernent principalement la trésorerie des exploitations, la priorité pour le syndicat.
Lors de sa conférence de presse de rentrée, la FNSEA a présenté ses propositions pour faire face aux impacts de la sécheresse sur le secteur agricole. Elles concernent principalement la trésorerie des exploitations, la priorité pour le syndicat.
« Nous avons besoin d’une réaction massive ». Tels sont les mots répétés par Arnaud Rousseau, président de la FNSEA lors de la conférence de presse de rentrée du syndicat à Paris le 2 septembre 2026. Le syndicat attend « une impulsion » face aux conséquences de la sécheresse et des canicules qui ont impacté « tous les départements » et « toutes les filières ».
Sans chiffrer précisément les pertes, il entend mobiliser rapidement « l’ensemble des leviers », et pas uniquement ceux de l’Etat. Les régions, les partenaires bancaires et assurantiels ainsi que la grande distribution doivent être mis à contribution.
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En priorité, des aides à la trésorerie
L’urgence est à « la trésorerie » insiste Arnaud Rousseau, alors que des agriculteurs se posent la question d’arrêter leur activité. Le reste viendra en second temps. Pour le secrétaire général Hervé Lapie, en ce qui concerne l’adaptation au changement climatique, « on a déjà toutes les réponses ». Et de préciser : « En 2020, la FNSEA a sorti un rapport d’orientation sur le réchauffement climatique. Et on n’est pas entendu. L’inaction des pouvoirs publics fait que nous sommes face à un mur aujourd’hui. »
Quelles mesures la FNSEA propose-t-elle pour la trésorerie des agriculteurs ?
Pour sauver les trésoreries des exploitations agricoles, le syndicat propose notamment la prolongation jusqu’au 31 décembre des dispositifs d’aides concernant le GNR et les engrais, la suspension de la TFNB (taxe foncière sur le non-bâti), la suspension de la redevance pour pollution diffuse, une prise en charge des cotisations sociales MSA, l’activation de l’ISN (l’indemnité de solidarité nationale) et la suspension provisoire des contrôles. La FNSEA souhaite « que l’administration soit au service des agriculteurs » et qu’elle fasse preuve de « mansuétude sur des écarts mineurs à la législation », résume Arnaud Rousseau, en citant par exemple les couverts végétaux ou les jachères fleuries.
Il appelle également à « rouvrir les négociations commerciales » pour « valoriser le travail des agriculteurs » et améliorer la rémunération.
Pas d’impôt sécheresse
Questionné sur le sujet, le syndicat ne souhaite pas, à l’inverse des Jeunes agriculteurs, la mise en place d’un impôt sécheresse à l’instar de celui instauré en 1976. « Pour lever un impôt il faut un cadre parlementaire qui serait trop long face à l’enjeu de trésorerie actuelle, d’autant que le vote du budget est incertain et que le consentement à l’impôt n’est, aujourd’hui, pas présent chez les citoyens », justifie Arnaud Rousseau.
Le syndicat attend néanmoins l’appui des Français par un autre biais : « On a besoin que le consommateur vienne au soutien à travers son acte d'achat en vérifiant l'origine des produits et en acceptant des hausses modérées, mais justifiées, de prix. »
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Les mesures présentées ce 2 septembre ont été soumises au Gouvernement dans l’optique du plan d’urgence sécheresse. Plan dont le contenu devait être dévoilé demain jeudi 3 septembre, mais qui a été décalé. « Les montants étant conséquents, nous avons besoin de quelques jours en plus de concertations entre les ministères », a précisé le ministère de l’Agriculture à la presse, sans préciser une nouvelle date.
Par ailleurs, la FNSEA doit rencontrer le Premier ministre le 8 septembre, en vue d’un plan de relance promis par Sébastien Lecornu pour 2027.
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