Aller au contenu principal

[Salon de l’Agriculture 2022] Vers une attestation de capacité professionnelle pour les grossistes fruits et légumes sur marché de gros

Les marchés de gros français et les grossistes fruits légumes sur carreau unissent leurs forces. Au programme : sécurisation de la profession, création d'un baromètre des marchés de gros, campagne de communication nationale.

Entre 2019 et 2020, le nopbre de grossistes fruits et légumes sur carreau a progressé de 5%. Ors, il n'existe pas de cursus pédagogique pour le métier de grossiste.
© Philippe Gautier - FLD

Le 3 mars, sur le stand d’Interfel, l’Union nationale du commerce de gros de fruits et légumes (UNCGFL) et la fédération des marchés de gros de France (FMGF) ont signé une charte d’engagement. Les deux organisations ont décidé de collaborer pour valoriser l’évolution du métier de grossiste sur les marchés d'intérêt national (MIN). L’objectif est d’instaurer à l’horizon 2023 une « capacité professionnelle » pour exercer le métier de grossiste en fruits et légumes.

 

Cette volonté vient d’un double constat. D’une part, la profession s’est singulièrement complexifiée au fil des années : réglementation sanitaire, informatisation, maîtrise des aspects logistiques sont venue s’ajouter aux compétences commerciales. De plus, entre 2019 et 2020, le nombre de grossistes fruits et légumes sur les marchés de gros a progressé de 5 %.

 

Lire aussi : Le grossiste spécialiste des fruits et légumes bio Dynamis poursuit sa progression sur les produits d’épicerie

 

L'objectif est d'éradiquer certaines pratiques

Or, il n’existe pas de cursus pédagogique ou de formations spécifiques pour être grossiste fruits et légumes. « Cela porte atteinte à l’image de cette profession et engendre des pratiques diverses souvent mal perçues et incohérentes pour les commerçants », notent les deux associations. Et cela a des répercussions sur la perception du consommateur final, toujours plus désireux de connaître l’origine des produits, la traçabilité etc.

« Sur les marchés de gros comme sur les marchés de détail, on assiste depuis plusieurs années à l’installation de commerçants sans réelle compétence. Pour le commerce de détail, il y a le CAP Primeur. Pour le grossiste fruits et légumes sur le carreau, rien n’existait », note Jean-Jacques Bolzan, président de la FMGF.

L'attestation de capacité professionnelle, voulue pour 2023, s’adresserait à tout  dirigeant d’une entreprise de gros fruits et légumes exerçant sur un marché de gros. Les objectifs sont clairs :

  • Privilégier l’entrée sur le marché de dirigeants formés (dans le cas d’une création comme d’une reprise d’entreprise)
  • Professionnaliser le dirigeant en garantissant la maîtrise de prérequis métier (gestion, management de la qualité, etc…)
  • Promouvoir l’entreprise pour attirer, recruter et fidéliser.

 

Les marchés de gros souhaitent créer un baromètre

Mais, l’engagement de l’UNCGFL et de la FMGF se limite pas à la sécurisation du métier. Pour assoir les marchés de gros comme acteur incontournable de la distribution, il est aussi envisagé de procéder à la collecte des données statistiques sur les différentes entreprises du marché indiquant origine des produits, prix, diversité… L’objectif est là aussi très clair : établir des indicateurs donnant lieu à la réalisation d’un baromètre des marchés de gros, édité chaque année.

Enfin dans un délai de six mois, les différents engagements stratégiques et les réalisations qui valorisent à la fois le grossiste fruits et légumes, et le gestionnaire du marché, seront recensés. A l’issue de ce travail, l’intention est d’organiser, dans le cours de l’année, une campagne nationale de communication, déclinée sur les différents territoires. Pour ce faire, des comités de pilotage régionaux seront mis en place.

Les plus lus

Maraîchage : « Nous n’avons pratiquement plus de problème de puceron »

Producteur de légumes en Vendée, Marco Altamirano a réglé son problème de puceron grâce aux plantes de service.

<em class="placeholder">Catherine Mingam, productrice de rhubarbe dans le Finistère.</em>
Finistère : « En rhubarbe, la principale difficulté est la gestion de l'enherbement »

Productrice de légumes dans le Finistère, Catherine Mingam s’est diversifiée en 2017 dans la rhubarbe. Une culture entièrement…

<em class="placeholder">Marco Altamirano (à droite) et Romain Sochard, maraîchers en Vendée.</em>
Vendée : « Tous nos légumes sont vendus en panier bio en Angleterre »
Basés en Vendée, Marco Altamirano et Romain Sochard produisent des légumes bio qui sont vendus à un seul client pour la…
maraichage, désherbage thermique, manuel et par occultation sur carotte en Vendée
Carotte en Vendée : « J’ai économisé plusieurs jours de désherbage »

Adrien Cano et Marine Dunand cultivent des légumes en maraîchage bio diversifié à Maché en Vendée. Depuis leur installation en…

<em class="placeholder">Point de greffe sur un pommier, dans le cadre d&#039;un essai porte-greffes sur pommiers au centre CTIFL de Balandran dans le Gard.</em>
Pomme : le porte-greffe G214, une piste d’avenir ?
Le porte-greffe G214, en pommier, est pour l’instant le meilleur élève d’un essai en cours au CTIFL dans le cadre du réseau…
Test d'un enjambeur Romanesco en maraîchage.
Maraîchage en Seine-Maritime : « J’ai choisi un lit de désherbage capable de faire d’autres tâches. »

Maraîcher à Octoville-sur-Mer en Seine-Maritime, Anicet Deschamps utilise depuis deux ans l’enjambeur modulaire de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes