Quels sont les modèles agricoles des nouveaux installés selon une étude d’Eloi ?
Après avoir dévoilé la première partie de son Baromètre de l’installation agricole à l’occasion du SIA 2026, Eloi en dévoile aujourd’hui la seconde partie, dédiée aux nouveaux modèles d’agriculture. Il permet de mieux comprendre qui sont les nouveaux profils, comment ils réinventent le métier et quels obstacles ils rencontrent.
Après avoir dévoilé la première partie de son Baromètre de l’installation agricole à l’occasion du SIA 2026, Eloi en dévoile aujourd’hui la seconde partie, dédiée aux nouveaux modèles d’agriculture. Il permet de mieux comprendre qui sont les nouveaux profils, comment ils réinventent le métier et quels obstacles ils rencontrent.
La deuxième partie de l’État des lieux de l’installation agricole en France vient d’être publiée par Eloi. La première partie avait été dévoilée lors du dernier Salon de l’agriculture. Pour ce second volet, Eloi, la société à mission qui participe au renouvellement des générations agricoles tout en encourageant le développement de pratiques agroécologiques, a mené une étude auprès de plus de 400 porteurs de projet et jeunes installés entre janvier et février 2026.
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Une installation à plusieurs
Il apparaît en tout premier lieu que le modèle de l’agriculteur solitaire semble devenir minoritaire. En effet, 54 % des répondants s’installent à plusieurs, en couple ou en collectif. Selon Eloi, il s’agit d’une évolution significative qui traduit une nouvelle manière d’envisager le métier : plus collaborative, plus mutualisée et souvent plus résiliente économiquement. Eloi avait déjà tiré ce constat l’an passé lorsque près de 50 % de ses candidats à la reprise souhaitait rejoindre un GAEC. Cette dynamique répond à plusieurs nécessités comme le partage du travail, la mutualisation des investissements, un meilleur équilibre de vie pro/perso mais aussi la volonté de rompre avec l’isolement historiquement associé au métier.
38 % des nouveaux installés exercent une autre activité
Pour ce qui est des systèmes de production, l’étude nous apprend que 65% des porteurs de projet et 62 % des installés choisissent un système plus vertueux que le conventionnel pur, bio ou Mesures agro environnementales. Une génération qui fait de ses convictions un critère d'installation.
Autre enseignement fourni par l’étude : les nouveaux installés ne correspondent plus au modèle du chef d’exploitation exclusivement dédié à son activité agricole. Ainsi 38 % des répondants exercent une double activité en parallèle de leur ferme. « Loin d’être anecdotiques, ces doubles activités répondent à plusieurs enjeux : sécurisation des revenus, diversification économique ou encore équilibre personnel » explique Eloi.
Vente directe et circuits plébiscités
L’étude montre par ailleurs que les modes de commercialisation évoluent eux aussi et que les jeunes installés privilégient désormais massivement les circuits de proximité. Parmi les répondants, 54 % pratiquent ou souhaitent pratiquer la vente directe et 41 % commercialisent ou souhaitent commercialiser via les circuits courts. Ces modèles passent désormais devant les circuits plus traditionnels comme les coopératives, le négoce ou l’industriel. « Pour cette nouvelle génération, la maîtrise de la commercialisation devient un élément central du projet : proximité avec les consommateurs, autonomie dans les prix ou encore volonté de redonner du sens au métier » commente Eloi.
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