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Prognosfruit 2023 : quelles priorités et quels challenges pour le secteur de la pomme et de la poire ?

La conférence Prognosfruit s’est achevée après trois jours de débats sur des prévisions de récolte « modérément optimistes ». Consommation et inflation sont les sujets qui fâchent. L’édition 2024, le lieu et les nouveaux organisateurs ont été annoncés.

Prognosfruit 2023 a rassemblé plus de 350 représentants du secteur de la pomme et de la poire d'Europe et du monde.
© Prognosfruit 2023

La 48e édition Prognosfruit, qui s’est déroulé du 2 au 4 août dans le Trentin en Italie, comprenait la traditionnelle conférence des premières prévisions de récolte de pommes et de poires pour l'hémisphère nord, mais aussi des présentations et des débats, des événements de réseautage et des visites techniques dans le Trentin.

Organisé par l’association mondiale pomme et poire Wapa en coopération avec APOT (Associazione Produttori Ortofrutticoli Trentini), l’événement a rassemblé plus de 350 représentants du secteur de la pomme et de la poire d'Europe et du monde.

A l'issue de la conférence, Péter Kelemen (FruitVeB) a annoncé que la prochaine édition de Prognosfruit aura lieu à Budapest en août 2024, revenant dans la capitale hongroise après 18 ans.

 

Production et marketing : quelles priorité pour le secteur ?

Helwig Schwartau (AMI) a fortement insisté lors de sa présentation sur l’importance et l’urgence de voir les pommes et les poires payées plus cher afin de couvrir les coûts de production. Outre les charges en hausse, la productivité est en baisse (puceron, tavelure, météo). Il évoque une hausse moyenne des coûts de production en Europe +20 % et estime, comme l’ANPP en France, qu’il faudrait une hausse de 20 centimes au kilo du prix payé.

Côté demande, les échanges ont mis l’accent sur la baisse tendancielle de consommation en Europe. « Les consommateurs ont diminué leur consommation de pommes, alors qu’on observe une hausse quasi permanente de la consommation de compotes, plus facile à utiliser, en France, en Italie, rappelle Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP (Association nationale pomme poire en France). Ça pose aussi la question des emballages. »

Dans son discours de clôture, Luc Vanoirbeek (Copa Cogeca) a ainsi souligné les priorités à venir pour le secteur : « Le changement climatique sera le défi le plus important pour la survie de l'agriculture, en particulier pour les pommes et les poires. En ce qui concerne les volumes, les faibles niveaux des stocks de la dernière saison combinés à la récolte à venir en baisse nous incitent à être modérément optimistes. Au-delà de la quantité, nous devons nous concentrer sur la qualité et sur la manière de communiquer efficacement pour augmenter la consommation de pommes et de poires, qui sont d'excellents produits en ligne avec les ambitions de durabilité et de santé de l’UE. »

Il a appelé de ses vœux une hausse des prix de production justifiée afin de couvrir les coûts de revient des producteurs, et la mise en avant en marketing en rayon des avantages nutritionnels et environnementaux de ces produits, qui en outre présente une qualité stable « qui ne déçoit jamais les consommateurs ».

 

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