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SIA 2026
« Origin’Info ne suffit pas à informer les consommateurs » : lancement d’un observatoire de l’origine au salon de l’agriculture

La FNSEA et les Jeunes agriculteurs ont présenté ce 23 février un observatoire de l’origine sur le salon de l’agriculture 2026 avec 21 partenaires. L’objectif est de dresser un état des lieux de l’origine France dans les différentes branches d’ici 2027. 

Conférence de presse de la FNSEA sur l'observatoire de l'origine au salon de l'agriculture
De gauche à droite : Arnold Puech d’Alissac, président de la commission chaine alimentaire de la FNSEA, Jordy Bouancheau, élu référent alimentation des Jeunes agriculteurs, David Garbous, président du collectif En vérité et Olivier Andrault, chargé de mission alimentation d’UFC-Que Choisir lors du lancement de l'observatoire de l'origine.
© Nathalie Marchand

« Le règlement européen Inco ne permet pas d’obliger d’indiquer l’origine précise des ingrédients des produits agroalimentaires, sauf dérogations. Fréquemment les règles d’étiquetage francofrançaises sont condamnées en justice », rappelle Arnold Puech d’Alissac, président de la commission chaine alimentaire de la FNSEA, ce 23 février au salon de l’agriculture. « Et lancée en 2024 par Olivia Grégoire, la démarche Origin’Info ne suffit pas à informer les consommateurs », poursuit-il. D’où l’idée de la FNSEA de lancer avec les Jeunes agriculteurs l’observatoire de l’origine avec 21 organisations regroupant industriels (dont l’Ania, Geco food service, Brasseries Kronenbourg, La coopération agricole, Ilec, Pact’alim), grossistes (UNCGFL, Metro, Pomona), distributeurs (Intermarché et U), restauration commerciale (Umih, Snarr, Metro), restauration collective (Restau’co), les consommateurs (UFC-Que choisir), l’Apaf (association des produits agricoles de France) et le collectif en vérité. 

Lire aussi : Origin’Info : quels ingrédients prendre en compte sur le logo ?

Objectif : établir un état des lieux de l’origine France

« Avec l’UFC-Que Choisir nous avons lancé une initiative il y a dix ans pour renforcer l’étiquetage au niveau de l’Union européen (sur l’origine des viandes, ndlr), en vain. Même si on a envie que l’étiquetage de l’origine devienne obligatoire on travaille avec les volontaires », souligne Arnold Puech d’Alissac. L’objectif de l’observatoire de l’origine : faire en sorte que chaque partenaire remonte ses statistiques sur la part de l’origine France dans les ingrédients de ses produits. « On veut établir un état des lieux dans toutes les branches », explique le représentant de la FNSEA. Le syndicat agricole avance ensuite l’idée de promouvoir et valoriser les bons exemples. Une charte de l’origine serait aussi en cours de rédaction. « On espère ensuite que chacun s’engagera dans des objectifs d’amélioration », poursuit-il.

Lire aussi : Rémunérascore : l’expérimentation sur l’affichage de la rémunération des agriculteurs débute, quels candidats retenus ?

Un premier bilan de l'observatoire au salon de l’agriculture 2027

Jordy Bouancheau, élu référent alimentation des Jeunes agriculteurs, donne rendez-vous au salon de l’agriculture 2027 pour un premier bilan de cet observatoire. « On veut transformer l’essai après des actions syndicales dans la grande distribution, on veut progresse dans l’affichage de l’origine France » poursuit le jeune agriculteur.

Lire aussi : Origin’Info, Nutri-Score, Planet Score : 7 Français sur 10 pour un affichage intégral 

120 marques et 3000 produits aujourd’hui engagés dans Origin’Info

Lancée en 2024, Origin’Info qui vise à améliorer la transparence de l’origine des ingrédients dans les produits agroalimentaires transformés regroupe aujourd’hui 120 marques engagées ce qui représente 3000 produits. « On espère atteindre bientôt 10 000 produits », commente David Garbous, président du collectif En vérité, à l’initiative d’Origin’Info, et partenaire de nouvel observatoire de l’origine. « L’affichage de l’origine France sur les produits peut multiplier par deux voire par dix (pour les petites marques) la part de marché des produits » assure-t-il.

Olivier Andrault, chargé de mission alimentation d’UFC-Que Choisir, espère pour sa part toujours obtenir l’origine précise obligatoire des ingrédients dans les produits agroalimentaires au niveau européen. « Les consommateurs veulent le pays précis sur les produits, pas juste "UE" ou "non UE" car nous n’avons pas les mêmes modalités d’application de la réglementation » affirme-t-il. « Dans les produits transformés, nous avons regardé 243 produits transformés sur les leaders des rayons, sur 484 ingrédients 69% n’avaient pas l’origine précise », souligne le représentant d’UFC-Que Choisir faisant référence à une étude datant de 2024. 

Lire aussi : Les étiquettes alimentaires, source de confusion pour le consommateur, dénonce la Cour des Comptes de l’UE

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