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Entretiens de Rungis
La mutualisation, une piste pour exporter ses produits frais

Pour développer l'export de fruits et légumes, Business France conseille de miser sur la santé, la praticité et la communication.

En légume, en incluant les pommes de terre, la France est le premier exportateur mondial.

Pour sa 10e  édition, le 3 octobre, les Entretiens de Rungis se sont intéressés à l'export des produits frais, un secteur indispensable à la balance commerciale de la France, comme l'a rappelé Matthias Fekl, secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur : « Vous êtes des acteurs majeurs de l'export, puisque l'agroalimentaire représente le deuxième ou le troisième excédent commercial du pays. » Le solde en 2015 a atteint 9,2 Md€ (+ 3,1 % sur un an). Selon Christophe Monnier, chef du département Agrotech à Business France, le dynamisme est tiré par les pays tiers (+  20,2 %). Il faut noter l'importance du secteur des vins et le solde négatif des produits transformés. Les produits frais représentent 15 % de l'export et 9,206  Md€ (+ 8,1 % sur cinq ans). Les fruits sont exportés pour 1,6  Md€ (+  5 %) et les légumes pour 1,8  Md€ (+ 8 %), surtout vers l'UE. Pommes, pêches, nectarines, abricots et kiwi tirent l'export de fruits. En légume, en incluant les pommes de terre, la France est le premier exportateur mondial. « La concur-rence de nos voisins est très forte, souligne Christophe Monnier. Il faut diversifier et sophistiquer l'offre en misant sur la santé (bio), la praticité (packaging, IVe  gamme) et la communication ! Et il ne faut pas négliger le grand export (Moyen-Orient, Algérie, Afrique). Notre force, c'est l'image et la qualité de nos produits. » Vanessa Queré, directrice Export à l'Ania, a rappelé « le potentiel énorme des TPE-PME, encore en retrait de l'export. Un levier important, c'est la mutualisation, en travaillant par exemple avec un même importateur ». Ilham Benbrahim, directrice générale chez Eurodélices (exportation de produits premium), souligne « la pertinence de créer une marque pour combler un besoin sur un marché. Il faut aussi être réactif sur les contraintes sanitaires, la veille réglementaire et documentaire, sur la logistique et le marketing, être préparé à des investissements lourds et longs et s'adapter car chaque marché est différent. C'est un travail de dentellière. » Sans oublier la logistique, nerf de la guerre, où une mutualisation peut être trouvée.

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