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Pêches-nectarines et abricots

La baisse des volumes en 2018 a peu impacté la consommation

En 2018, les Français n’ont pas boudé les pêches-nectarines malgré une hausse des prix au détail, a-t-il été dit lors des Rendez-vous de l’Arbo Auvergne Rhône-Alpes.

© Philippe Gautier - FLD

Le 11 décembre, ont eu lieu les Rendez-vous de l’Arbo Auvergne Rhône-Alpes au pavillon des congrès de Valence (Drôme) organisée par l’association Fruits Plus.

Environ 300 producteurs de fruits, des techniciens de chambre d’Agriculture ont répondu présents. Le thème : “arboriculture : parlons qualité”.

« L’enjeu est de générer de la valeur, des revenus pour les arboriculteurs. Il faut inclure dans nos démarches la qualité gustative des pêches nectarines, abricots et la qualité environnementale tout en maîtrisant nos charges. Nos concurrents sont toujours plus affûtés et organisés en pratiquant des bas coûts. Nous avons besoin d’une régulation renforcée en matière de concurrence », a déclaré Régis Aubenas, président de Fruits Plus, en préambule.

La production nationale en pêches-nectarines est en baisse de 18 % pour la campagne 2018 par rapport à 2017 avec un total de 181 500 t. « La filière, selon le rapporteur Raphaël Martinez directeur de l’AOP Pêches et Abricots de France, n’a pas pu constituer de stocks suffisants en pêches-nectarines en 2018 avec une petite marge de manœuvre. Les stocks n’ont jamais dépassé les 3 500 t. »

Ce déficit a eu un effet direct sur les importations en pêches espagnoles : « Nous avons ressenti une pression de la part des producteurs espagnols avec un apport de pêches plates espagnoles supplémentaires en juillet-août. Les prix en expédition en nectarines jaunes ont été en cohérence avec le déficit de l’offre », constate Raphaël Martinez.

Malgré cette baisse des volumes, la consommation nationale n’a pas beaucoup faibli (-10 % en volume). Et la hausse des prix au détail n’a pas eu de répercussion négative sur les consommateurs français toujours intéressés par les pêches-nectarines.

Dans ce contexte très concurrentiel, le bilan de campagne en abricots est en baisse de 20 % en France pour un volume de 112 000 t. Les causes de cette baisse : démarrage tardif de la récolte, absence d’abricots en mai, demi-récolte en Bergeron, présence plus forte de l’Espagne sur les marchés européens et progression de l’offre espagnole.

Le déficit a impacté les importations avec des pêches plates espagnoles supplémentaires cet été.

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Perspectives du marché pêches-nectarines

Selon les professionnels, la production française garde son équilibre mais seulement sur un marché national à sa mesure grâce à quelques avantages concurrentiels tels que l’origine France, la qualité de l’offre et la régularité. Les nouveaux défis de la filière : conserver un marché équilibré grâce à un vrai partenariat avec la GMS nationale et la confiance des consommateurs attachés à la qualité gustative et répondre aux attentes sur la réduction des intrants. Il faudra aussi poursuivre sur la voie écoresponsable, trouver des liens et des complémentarités entre les démarches bio, global Gap, HVE, zéro résidu de pesticides, tout en gardant la performance technique.

Lire aussi dans FLD Hebdo du 20 décembre :

- Pêches-nectarines : le renouvellement du verger à poursuivre

- Abricots précoces : ralentissement des plantations
 

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