Aller au contenu principal

L’UE, sous le charme des fruits à coque

Les Etats-Unis restent le premier fournisseur de fruits à coque de l’UE-27. La demande y est supérieure à l’offre locale, dopée par leur image de produit nutritionnellement sain et les tendances de snacking healthy. L'USDA fait le point dans son dernier rapport.

Les fruits à coque continuent de bénéficier de leur image positive d'en-cas sain et de bonne source de tous les macronutriments, notamment de glucides, de graisses saines, et surtout de protéines.
© Bob de Pixabay

L'UE-27 reste un importateur net de fruits à coque, et ce pour tous les produits, la demande dépassant largement la production nationale, statue l’USDA (département de l’Agriculture des Etats-Unis) dans son rapport annuel sur les fruits à coque publié le 19 septembre. 

 

Un secteur dominé par l’industrie du snacking

L’USDA rappelle qu’en période d’inflation, les décisions d’achat des consommateurs ont été modifiées, se réorientant vers des produits de base ou 1er prix. « Toutefois, les prévisions de consommation montrent des résultats positifs et ce secteur du marché [les fruits à coque] présente un potentiel élevé », précise l’USDA

En effet, les fruits à coque continuent de bénéficier de leur image positive d'en-cas sain et de bonne source de tous les macronutriments, notamment de glucides, de graisses saines, et surtout de protéines.  

Ainsi, les entreprises de l’agroalimentaire et du snacking, qui restent les acheteurs les plus importants des fruits à coque, investissent dans l'efficacité et l'amélioration des processus de production afin d'accroître leur compétitivité.

 

Une tendance croissante pour la non-transformation ?

Les fruits à coque transformés, en particulier les amandes, les pistaches et les cacahuètes, continuent de dominer le paysage de la vente au détail, tandis que la préférence pour les fruits à coque non transformés reste forte pour les noix et les noix de pécan. Une tendance qui devrait s’élargir à l’ensemble des espèces, prédit l’USDA, rappelant la tendance des produits naturels et des “clean labels”.

« Les consommateurs sont plus attentifs à l'origine de ce qu'ils mangent, recherchant des produits cultivés localement, y compris pour les fruits à coque. De plus les consommateurs européens plébiscitent de plus en plus une production, un emballage et une distribution plus respectueux de l'environnement, en particulier dans les pays d’Europe du Nord », explique l’USDA.

 

Qui sont les fournisseurs étrangers de fruits à coque de l’UE ?

En 2023, l’UE a importé du  monde entier pour 6,5 milliards de dollars (environ 5,8 milliards d’euros) de fruits à coque.

Les Etats-Unis sont le premier fournisseur de l’UE : ils représente 37 % de parts de marché import et une valeur de 2,4 milliards de dollars (environ 2,15 milliards d’euros). Les amandes américaines (en coque et décortiquées) ont totalisé 1,28 milliard de dollars (environ 1,15 milliard d’euros) ; l’origine Californie est particulièrement plébiscitée. Suivent les pistaches avec 758 millions de dollars (environ 680 millions d’euros) et les noix avec près de 276 millions de dollars (environ 248 millions d’euros).

Au sein de l'UE, les principaux importateurs de fruits à coque américains sont l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. 

La Turquie est le deuxième fournisseur de l’UE en fruits à coque avec 22 % des importations, principalement des noisettes, suivie par le Vietnam (noix de cajou) et le Chili (noisettes et noix). 

 

Qui sont les producteurs européens ?

De nombreux pays au sein de l'UE produisent des fruits à coque. Qui sont les principaux producteurs européens d’amandes, de noix et de pistache ?

Amande : qui sont les principaux producteurs européens ?

UE : La pistache est en plein développement

Noix : comment s’annonce la campagne européenne 2024-2025 ?

Les plus lus

<em class="placeholder">Jean-Pierre Bouillac et Danielle Chambaraud, producteurs d&#039;asperges et de vin en Gironde.</em>
Asperge en Gironde : « Face à la crise viticole, nous voulons redynamiser l’asperge »

Producteurs de vin, de plants de vigne et d’asperges en Gironde, Jean-Pierre Bouillac et Danielle Chambaraud ont choisi de…

<em class="placeholder">Cédric Sanchez, arboriculteur à l&#039;Ile-Sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales.</em>
Clémentines en Pyrénées-Orientales : intégrer le risque de gel et de froid

La clémentine s’impose comme l’une des voies de diversification dans les vergers des Pyrénées-Orientales. Les références…

<em class="placeholder">Florian Lemercier, maraîcher dans la Sarthe et son robot OZ. </em>
Maraîchage : « Avec le robot OZ, c’est comme si on était deux à temps plein »

Florian Lemercier, maraîcher en agriculture biologique, a acquis un robot OZ de Naïo dès son installation. Un choix qui le…

<em class="placeholder">Side-car maraîcher électrique Broco&#039;Lit de l&#039;entreprise bretonne Romanesco au salon du Sival 2026</em>
Maraîchage : Broco’lit, le side-car maraîcher signé Romanesco

La jeune entreprise bretonne étoffe son catalogue d’outils pour le maraîchage avec le Broco’Lit, un side-car électrique…

Un homme de dos, regardant des bidons de produits phytosanitaires, dans un local de stockage de produits phytopharmaceutiques.
Fruits et légumes : les produits phytosanitaires récemment autorisés ou retirés en France

Découvrez les dernières AMM de produits phytosanitaires en fruits et légumes, les autorisations dérogatoires et les retraits…

<em class="placeholder">Test de qualité de pulvérisation dans une serre de fraise hors sol.</em>
Fraise : la qualité de pulvérisation enfin étudiée

Constatant un manque de références sur la qualité de pulvérisation en fraiseraies hors sol, le CTIFL a étudié la quantité et l…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes