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Expérimentation : La Pugère sort de la zone d’ombre

La station d’expérimentation de La Pugère veut répondre aux enjeux de l’arboriculture fruitière régionale avec de nouveaux projets et engage un partenariat avec le CTIFL.

L'installation de panneaux photovoltaïques vise à réduire l’exposition aux risques climatiques comme les gelées et les fortes périodes d’ensoleillement.
© E.Delarue

La station d’expérimentation de La Pugère à Mallemort a l’ambition de finaliser un partenariat novateur avec le CTIFL. Marquée par la clôture de la procédure judiciaire en 2017, la station axée sur l’expérimentation fruitière est candidate au statut d’antenne et c’est donc une intégration au réseau du CTIFL qui devrait l’animer. Le dossier de cette nouvelle construction de l’expérimentation régionale reste complexe et actuellement toujours à l’étude. Aussi, le président, Jean-Noël Fabre qui passe désormais la main, a souhaité « le meilleur à ceux qui vont bâtir cette nouvelle dynamique partenariale ».

Des ombrières pour l’arboriculture de demain

Les partenariats avec des structures de développement régionales sont au cœur de l’activité de La Pugère, mais ceux avec les instituts et la recherche prennent aussi des formes plus opérationnelles. C’est notamment le cas avec l’Inra et l’Irstea avec qui la station s’est engagée sur un projet de développement de la technologie agrivoltaïque en verger. Livré clé en main par la société Sun’R, le dispositif expérimental a « l’objectif de modifier le climat reçu par les arbres grâce à la pose de panneaux photovoltaïques, qui doivent aussi générer une énergie verte », explique le technicien de la station, Vincent Lesniak. Depuis le mois de février, les panneaux photovoltaïques sont installés et posés sur les poteaux de palissage d’une parcelle de golden en 10e feuille. Le système – qui a commencé à être testé – fonctionne donc avec des panneaux s’orientant en fonction de la dynamique journalière du végétal, pour maximiser le rendement et ou la qualité de la production. Cette nouvelle installation vise à « réduire l’exposition aux risques climatiques – comme les gelées et les fortes périodes d’ensoleillement – et à diminuer les intrants, comme l’irrigation ». Le rendu sur la qualité des fruits et tous les effets recherchés de ce système sont bien sûr à l’étude. La finalité du projet est de vérifier si ces ombrières peuvent constituer une vraie valeur pour l’arboriculture de demain. La station de Mallemort qui n’en oublie pas ses spécificités sur pommier et poirier, se lance aussi dans l’étude d’un verger d’amandiers dans le cadre du projet baptisé REconception du Verger d’Amandier pour une Transition Réussie vers l’Agroécologie (REVATRA).

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