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Les variétés de salades doivent renforcer leur « garde génétique »

L'acquisition de nouvelles résistances génétiques face au Bremia mais aussi à la fusariose, et la mobilisation de tous les moyens agronomiques, visent à conserver un taux de coupe élevé. © RFL

La forte pression du mildiou de la laitue ou Bremia lactucae entraîne un renouvellement variétal rapide dans la gamme des laitues. Aujourd’hui, la durée de vie sur le marché d’une variété est d’environ trois ans et 65 % des variétés utilisées possèdent les résistances à toutes les races de Bremia. Afin de favoriser l’utilisation de variétés performantes, adaptées aux systèmes de cultures bas intrants (en conventionnel et AB), les évaluations variétales sur de multiples créneaux et en multi-sites sont donc indispensables. Car au final, l’important est d’avoir la bonne variété dans le bon créneau. Si l’amélioration génétique est considérée comme un levier majeur de la qualité sanitaire d’une culture de salades, la gestion de l’irrigation et de la fertilisation est aussi un moyen à mobiliser pour la réduction de l’usage des produits phytosanitaires contre le mildiou.

Toutefois, face au développement de la fusariose vasculaire de la laitue, pathogène émergent dans certaines parcelles, la résistance à cette maladie est un critère à ne pas négliger. Le nouveau projet Actifol, en cours jusqu’en 2023, vise à mieux comprendre et gérer cette maladie. De fait, plus que jamais, les variétés de salades doivent renforcer leur « garde génétique » pour conserver un taux de coupe élevé, indispensable pour garantir la rentabilité de cette culture.

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