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Produits d’import
Des promotions à foison

L’offre est à son maximum, aussi bien en fruits qu’en légumes, alors que le volume des ventes n’atteindra son pic que mi-juillet avec la surconsommation estivale.

L’Espagne a essuyé douze jours d’orages de suite jusqu’au 5 juin. Les pertes sont importantes autour de certaines localités de l’arrière-pays des régions de Murcie et de Valence. L’offre de cerises est aussi plus ténue, surtout au départ de l’Aragon.

Les difficultés du marché des fruits d’été ne se sont pas apaisées. Elles culminent en nectarines jaunes avec l’arrivée sur le marché de l’Estrémadure et de Lérida. Les nectarines blanches sont mieux valorisées, l’écart atteint 50 % par rapport aux jaunes.

En abricots, la compétition reste très rude, surtout en calibre 40/45. Le prix moyen départ Murcie est si bas que les litiges liés aux régularisations des variétés protégées risquent d’être difficiles à faire aboutir. En Émilie-Romagne, le prix en production a de nouveau baissé de 0,10 € en une semaine. Le prix départ du calibre 40/45 est similaire à celui de l’Espagne.

Les fruits rouges au plus bas

Le marché des fruits rouges est surchargé car la fin de la saison de l’Espagne et du Maroc se télescope avec l’offre locale. En Allemagne, les promotions de myrtilles débutent à 7,90 €/kg. Cette semaine 23, Rewe affiche framboises, myrtilles et groseilles à 10,30 €/kg, ce qui est très bas pour la groseille. La fraise recule à 4 €. En cerises, la Turquie débute en force à 3,60-3,90 €/kg en calibre 24/26 en semaine 23 au détail.

Toujours moins d’imports

La pression de l’offre de fruits d’été entraîne un affaiblissement des ventes des autres produits. Les poires et surtout les pommes sont impactées. Les prix sont stables en poires. L’Argentine devrait exporter un volume similaire à celui de 2016, soit 300 000 t. Néanmoins, la récolte baisse de 90 000 t à 500 000 t.

L’érosion du prix des Gala d’hémisphère Sud est contenue par la réduction de l’offre. L’Argentine est quasiment absente du marché européen. Selon l’USDA, le total des exportations de pommes devrait rester stable par rapport à 2016 à 90 000 t, dont 15 000 vers l’Europe. L’Afrique du Sud devrait exporter le même volume que l’an passé, soit 513 000 t. Mais le manque de calibre et de coloration va encore réduire la part de l’Europe continentale qui n’a reçu que 37 000 t l’an passé, et 143 000 t avec le Royaume-Uni. Dans son “post” du mois de mai, l’USDA reste optimiste pour le Chili avec une prévision de 800 000 t à l’exportation.

Comme l’an passé, les fruits se conservent moins bien, ce qui pèse sur le marché. La Nouvelle-Zélande devrait exporter un volume similaire à celui de l’an passé, soit 360 000 t. La part de l’Europe continentale est passée de 29 % en 2014 à 22 % en 2016, et elle devrait de nouveau baisser cette année.

Le marché des légumes est lourd. Celui des tomates est encore au plus bas avec des prix au détail très attractifs : cette semaine, des promotions sont à 1,30/1,60 € en grappe et à seulement 2 € en cerise.

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