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Ardèche
De bonnes perspectives pour la châtaigne AOP de l’Ardèche

La filière châtaigne ardéchoise prévoit une récolte satisfaisante, autour de 4 000 t avec de bons calibres homogènes. Elle sort de trois campagnes déficitaires.

La campagne 2020 s’annonce nettement meilleure que celle de 2019.  © Pierre-Louis Berger - FLD
Récolte de châtaignes en Ardèche. Archives FLD.
© Pierre-Louis Berger

Lire aussi : Châtaigne : récoltes en hausse dans la plupart des pays européens

Environ 1 000 ramasseurs, 500 agriculteurs professionnels – dont 315 en AOP Châtaignes de l’Ardèche – ont démarré la campagne de récolte à la mi-septembre avec les châtaignes hybrides et début octobre pour la récolte des variétés traditionnelles en AOP. La campagne 2020 s’annonce nettement meilleure que celle de 2019 (2 200 t) qui avait enregistré une baisse de production de 20 %, soit environ 1 000 t, et des pertes de châtaigniers liées à la grêle, la neige et la sécheresse. Le Syndicat de défense de la châtaigne de l’Ardèche restait sur trois campagnes déficitaires impactées par la sécheresse et les mauvaises conditions climatiques. « Les producteurs sont optimistes. Ils posent les filets en toute confiance. Nous prévoyons une récolte de 4 000 t de châtaignes, dont 50 % pour le signe de qualité AOP. Notre potentiel est de 5 000 t. Nous avons de bonnes perspectives en volume avec de bons calibres homogènes », relève Sébastien Debellut, chargé de mission au Comité interprofessionnel de la châtaigne de l’Ardèche.

Bonnes perspectives aussi à l’export

En 2020, les conditions météo ont été favorables grâce à des pluies régulières, en juillet et août, qui ont permis aux châtaigniers de passer la saison. La chaleur et les pluies, dès le 20 septembre, ont donné une vigueur aux arbres qui manquaient d’eau et de meilleurs fruits. « Cet épisode a facilité la maturation de la châtaigne. Le cynips a été contenu sur toute la châtaigneraie ardéchoise. La mise en œuvre de la lutte biologique engagée depuis plusieurs années a porté ses fruits », ajoute Sébastien Debellut.

À l’export, la filière prévoit de bonnes perspectives en Allemagne, Belgique et Suisse. La commercialisation des volumes en gros et petits calibres ne posera pas de difficultés auprès de la grande distribution et des transformateurs, tels que Faugier, Sabaton, Imbert et Concept Fruits. Seule inquiétude : la vente sur les foires, les marchés et pour les fêtes de fin d’année. « Le Covid-19 nous incite à chercher de nouveaux marchés en cas de fermetures », poursuit le chargé de mission.

En prévision d’éventuelles fermetures de marchés pour les fêtes, les professionnels cherchent de nouveaux débouchés.

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