Canicule : « La récolte de cassis et groseille a été anéantie », alerte l’ANCG
L’association nationale cassis groseille estime que la vague de chaleur de fin juin a entraîné une perte de 3 000 tonnes en cassis et de 550 tonnes en groseilles. Elle en appelle au soutien des pouvoirs publics.
L’association nationale cassis groseille estime que la vague de chaleur de fin juin a entraîné une perte de 3 000 tonnes en cassis et de 550 tonnes en groseilles. Elle en appelle au soutien des pouvoirs publics.
« Des pertes historiques », « une récolte anéantie »… L’Association nationale cassis groseille (ANCG) dresse un bilan alarmant de la canicule, qui a « cuit les baies et provoqué une chute massive », explique-t-elle. 3 000 tonnes de cassis ont ainsi été perdues, soit 65 % de la récolte prévisionnelle, de même que 550 tonnes de groseilles, soit 55 % de la récolte attendue. « 100 % des bassins de production sont impactés, chiffre l’association. Des parcelles sont touchées à 100 %. »
Aux dégâts immédiats de la canicule s’ajoutent des risques à long terme. « Déjà fragilisée par le fort stress hydrique, la survie des arbustes n’est elle-même pas garantie, s’inquiète l’ANCG. Les feuillages ont brûlé, privant la plante de photosynthèse et menaçant le potentiel de production de la prochaine campagne. Les jeunes plantations sont particulièrement exposées. »
Un risque de faillite en cassis et groseille
Pour l’association, ces « rendements historiquement bas remettent directement en cause la survie économique de nombre d’exploitations, alors même que les charges de production ont déjà été engagées ». Si les producteurs ont choisi de récolter, de nuit ou de jour, en conditions extrêmes et « en dessous du seuil de rentabilité », c’est notamment pour espérer honorer les contrats signés avec leurs clients.
La filière cassis et groseille demande un soutien des pouvoirs publics
Face à cette situation jugée inédite, la filière demande aux pouvoirs publics d’agir rapidement en mettant en place des mesures d’accompagnement. « Les exploitations concernées doivent pouvoir bénéficier d’un soutien leur permettant de surmonter cette crise exceptionnelle, affirme-t-elle, et de préserver une production française indispensable à toute la filière. »