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Arboriculture dans la Drôme : la reprise des expérimentations de la Sefra s’organise

La liquidation de la station expérimentale fruits Rhône-Alpes (Sefra), en juillet 2025, était « inévitable » selon son président Bruno Darnaud suite à la baisse des financements publics. Voici comment la reprise des expérimentations va être assurée.

<em class="placeholder">Régis Aubenas, producteur de nectarines et abricots dans la Drôme, président de l&#039;association Fruits Plus et élu à la chambre d&#039;agriculture de la Drôme. </em>
"En Drôme, l'évaluation variétale en pêche et abricot sera financée intégralement sur fonds professionnels", annonce Régis Aubenas.
© S. Sabot

La baisse des financements publics ne permettait plus de maintenir une station expérimentale de la dimension de la Sefra (station expérimentale fruits Rhône-Alpes), ce qui a engendré sa liquidation, en juillet 2025. Des programmes jugés « prioritaires » par la filière, en pêche et abricot, sont toutefois préservés sur le site d’Étoile-sur-Rhône (26). Leur suivi est désormais assuré par la chambre d’agriculture de la Drôme.

Évaluation variétale financée par les fonds professionnels

Parmi les activités maintenues, l’évaluation variétale constitue le plus gros budget, à savoir 200 000 euros par an. « Elle sera financée intégralement sur fonds professionnels, sans un centime d’argent public. L’AOP pêches et abricots de France maintient pour cela son niveau d’intervention, tout comme les obtenteurs. Nous mettons aussi en place une cotisation volontaire de 25 euros/ha de pêchers et abricotiers en Auvergne Rhône-Alpes », annonce Régis Aubenas, élu à la chambre d’agriculture et président de l’association Fruits Plus. Chaque producteur réglera cette cotisation via son entreprise si celle-ci adhère à l’AOP, via l’association Fruits Plus ou directement auprès de la chambre d’agriculture. Une évaluation des variétés de nectarines plates est inscrite dans ce programme.

Des commissions techniques pêche et abricot pour recueillir les besoins

Un budget de 100 000 euros par an est par ailleurs prévu pour poursuivre les essais de porte-greffes, le suivi du verger « comportement bioagresseurs » et du verger en agriculture biologique. Il sera financé à 60 % par le plan fruits de la Région Auvergne Rhône-Alpes (Aura) et à 40 % par la chambre d’agriculture de la Drôme.

La structuration, le pilotage et l’évaluation du programme expérimental mené à Étoile-sur-Rhône seront assurés par la chambre d’agriculture et la responsable technique de l’AOP, Muriel Milan. Les besoins du terrain seront recueillis lors des commissions techniques pêche et abricot, ouvertes aux producteurs d’Auvergne Rhône-Alpes à jour de leur cotisation. Enfin, un comité de direction supervisera ce nouveau format de station expérimentale. Il regroupera des représentants de Fruits Plus et des principaux financeurs, notamment des entreprises (Rhoda-Coop, Lorifruit, Comptoir Rhodanien…)

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