Fruits et légumes : mieux connaître "Helicoverpa armigera"
Helicoverpa armigera ou noctuelle de la tomate, est une chenille phytophage faisant l’objet de toutes les attentions dans le projet Acompli, financé par le Parsada et porté par l'Unilet. En effet, compte-tenu d'un grand nombre de culture touchées, un réseau d'épidémiosurveillance a été mis en place en 2025 par les partenaires du projet.
En France, au moins onze plantes cultivées sont touchées par cette chenille: carotte, haricot vert, flageolet, tomate… et plus récemment l’artichaut en Bretagne, preuve de l’incidence du changement climatique sur la migration de ce papillon vers le nord. Les dégâts diffèrent selon les cultures et les périodes d’attaque : destruction des fleurs ou perforation des gousses et des fruits.
Une reproduction très rapide
Son origine reste inconnue mais le ravageur est présent en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud. Pouvant produire trois générations par an, une femelle pond 500 à 3 000 œufs au cours de sa vie. La durée de vie d’Helicoverpa armigera est variable en fonction de la température et de son sexe. Le stade larvaire, stade préjudiciable pour les cultures, peut s’étendre de 18 jours à 22 °C, à 50 jours à 17 °C. Un papillon mâle vit deux fois moins longtemps qu’une femelle (8,3 jours contre 13,8).
Peu de moyens de lutte disponibles
Quelques insecticides subsistent encore à ce jour pour lutter contre cette chenille : chlorantraniliprole, cyantraniliprole, cypermethrine, deltamethrine… Mais nombre d’entre eux sont sur la sellette. Les solutions durables reposent sur les agents entomopathogènes, les filets insect-proof, les pièges à phéromones et les mesures prophylactiques (retrait des débris végétaux et résidus de culture).