Les drêches sont appétentes, sont source de protéines, sans OGM, ont un effet galactogène, elles favorisent le bilan carbone. Les avantages sont nombreux. Seul hic : le prix. En 3 ou 4 ans, les tarifs ont été fortement réévalués, passant de 25 à plus de 50 €/tonnes. A regret, les éleveurs se tournent vers du soja « de l’autre bout du monde ».
Drêches : les éleveurs veulent s'engager sur trois ans
Dans les années 90, 80 % des drêches locales étaient consommées en Alsace-Lorraine. Désormais, deux tiers quittent ce territoire. Dans un contexte sociétal en attente de circuit-court, 12 producteurs ont donc monté un GIE. 130 éleveurs les soutiennent. Leur objectif : mieux négocier avec les brasseries du secteur. « On veut leur proposer un partenariat gagnant-gagnant. Collectivement, nous voulons nous engager sur un volume de 31 5000 tonnes et sur une période de trois. Nous demandons que les drêches soient restituées à un prix maximum de 40 €/tonne dans nos fermes », explique Johann Vevert, éleveur à Remoncourt (Meurthe-et-Moselle).
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