VIDEO Grippe aviaire : un automate qui facilite la vaccination des canards

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L'automate est plus précis que la vaccination manuelle mais impose un calibre de canetons. Crédits : © P. Le Douarin

Avec un automate de vaccination, le point d’injection du vaccin contre la grippe aviaire est plus précis qu’une vaccination manuelle, l’opérateur plaçant toujours de la même façon le caneton sur la platine. 

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Celui de Pascal Dugué, prestataire en canards (vaccination, débecquage, dégriffage), est muni d’une plaque aspirante qui tire la peau juste avant l’injection unique.

 

 
Détails du dispositif : la seringue double corps prête à l’emploi, le palpeur de déclenchement automatique, la grille d’aspiration de la peau du caneton.
Détails du dispositif : la seringue double corps prête à l’emploi, le palpeur de déclenchement automatique, la grille d’aspiration de la peau du caneton. © P. Le Douarin
 

L’automate est équipé d’une seringue double corps fixée à l’horizontale qui injecte de manière concomitante les vaccins Influenza (0,5 ml) et parvovirose (0,2 ml). À chaque changement de flacon, le compteur permet de vérifier la cohérence entre la consommation de vaccin et le nombre d’injections.

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Du 11e au 18e jour selon la morphologie

 

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L’automatisation améliore aussi les conditions de travail du vaccinateur. La seringue double corps est utilisable en vaccination manuelle, mais elle fatigue la main et peut engendrer des troubles musculosquelettiques. Assis et bien éclairé, l’opérateur saisit le caneton dans le panier d’attente, le positionne sur la platine munie d’un palpeur qui déclenche l’injection, puis le dépose vers la glissière de sortie. Cet appareil permet aussi de débecquer en même temps que l’injection, et de dégriffer dans la foulée. La société Soulard préconise de dissocier la vaccination du traitement bec et griffes, mais « certains éleveurs font tout le même jour », remarque Julien Thieffry, responsable production chez Soulard.

 

 
Les deux opérateurs se font face pour vacciner et débecquer, les canetons arrivant par la gauche. Le dégriffage automatique (non présent ici) se pratique au premier plan.
Les deux opérateurs se font face pour vacciner et débecquer, les canetons arrivant par la gauche. Le dégriffage automatique (non présent ici) se pratique au premier plan. © P. Le Douarin
 

L’automate réduit aussi la durée du chantier. Pascal Dugué annonce une cadence horaire d’environ 1 200 canetons par poste, à comparer à 900 en manuel et 1 500 en vaccin parvovirose seul.

 

 
Un passeur remplit le panier (ici élévateur) pour approvisionner les vaccinateurs.
Un passeur remplit le panier (ici élévateur) pour approvisionner les vaccinateurs. © P. Le Douarin

 

En revanche, l’automate n’accepte pas n’importe quelle morphologie et ne convient pas pour la seconde injection. La tranche d’âge d’intervention va de 14 à 18 jours en Barbarie et de 11 à 14 jours en mulard.

 

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