Le 28 février, les frappes aériennes menées par Israël et les États-Unis sur l’Iran ont ravivé les tensions au Moyen-Orient. 

La fermeture du détroit d’Ormuz, zone stratégique par laquelle transitent hydrocarbures et engrais, a immédiatement fait bondir les prix, impactant directement les coûts de production des agriculteurs. D’autant plus que les attaques contre les sites énergétiques et cette nuit sur le site gazier de Ras Laffan ravivent la tension sur les marchés.

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La guerre au Moyen-Orient fait flambée le prix du GNR

Le GNR a ainsi pris 34 centimes/litre hors taxe en 8 jours entre le 27 février et le 6 mars. Et son prix continue de s'envoler, malgré l’annonce par l’AIE de la libération de 400 millions de barils de réserve, dont 14,5 millions destinés à la France. Le 16 mars, le GNR atteignait déjà 1,14 €/litre hors taxe, une hausse qui tombe au pire moment pour les exploitations agricole, en pleine reprise des travaux de printemps. 

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L’envolée des prix des engrais inquiète fortement les agriculteurs

Mais ce qui inquiète le plus les agriculteurs ce sont l’augmentation des prix des engrais, déjà sous pression avec la mise en place de la MACF dans l’Union européenne. La production d’ammoniac et d’urée est à l’arrêt dans plusieurs pays du Golfe, tandis que le transit maritime est bloqué. Or plus d’un tiers des engrais mondiaux passent par cette zone. Avec la taxe carbone européenne, les coûts pourraient s’envoler pour la campagne prochaine alors que la plupart des agriculteurs sont déjà pourvus pour la campagne actuelle.

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Certains producteurs s’interrogent sur leurs emblavements pour la prochaine campagne

Selon le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau qui s’exprimait récemment devant un petit groupe de journalistes, ces hausses représenteraient déjà +60 €/ha pour les engrais et +30 €/ha supplémentaires pour le GNR. De quoi pousser de nombreux agriculteurs des zones intermédiaires à reconsidérer leurs emblavements en céréales pour l’année prochaine surtout si le conflit se prolonge.

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