« Lors de mon installation, l’exploitation comptait 75 ha, dont 20 à 40 ha de tournesol selon les années, implantés sur les coteaux, argilo-calcaires et séchants. Les tournesols étaient alors irrigués en totalité. Avec un seul tour d’eau bien placé, autour de la floraison, d’environ 30 mm, on gagne 3 à 5 q/ha facilement. Cet apport d’eau permet de bien remplir la graine et d’avoir plus de rendement. Nous avons fait des essais avec mon semencier et constaté que sur tournesol un tour d’eau bien ciblé vaut mieux que deux tours d’eau. L’impact est d’autant plus positif en année de canicule.
Progressivement, nous nous sommes agrandis et nous avons augmenté notre surface en maïs semence tout en gardant le même volume d’eau souscrit. L’irrigation du tournesol a donc diminué au profit des semences plus rentables. J’irrigue désormais les tournesols qui sont sur les « bosses », des ronds de terres blanches, où les tournesols sont en souffrance. Mais c’est une irrigation d’opportunisme. En 2025, j’ai pu en irriguer un peu, car j’ai ralenti la cadence sur le maïs pendant la castration.
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J’irrigue mes cultures à partir d’un lac collinaire créé il y a très longtemps. Aujourd’hui, j’hésite à souscrire plus de volume d’eau vu les incertitudes sur l’irrigation. Mais si je décide de le faire, j’irriguerai mes 60 ha de tournesols à raison d’un apport de 30 mm. Avec des étés de plus en plus sec, le gain de rendement est garanti. »
EARL des Cerisiers, 200 ha de SAU dont 60 ha de blé tendre, 30 ha de blé dur, 10 ha d’orge, 60 ha de tournesol, 25 ha de semences (maïs, colza et sorgho), pois chiche…