Un projet pour la PAC post 2020

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La FRSEA Massif central milite pour un soutien renforcé aux zones défavorisées et de montagne. Crédits : © SC

À l’échelle du Massif central, le réseau FNSEA-JA a imaginé, il y a deux ans, un projet baptisé « Nourrir, c’est produire » pour faire émerger bien plus que des idées, « des mesures nationales mais aussi européennes indispensables pour assurer la survie de notre agriculture », résume Patrick Bénézit, Président de la FRSEA Massif central. C’est dans cet esprit, et avec l’ambition d’être force de proposition dans le cadre de l’écriture de la PAC post 2020, que les responsables professionnels ont construit « ce que pourrait être une nouvelle PAC au service des agriculteurs, des citoyens et des territoires ». Quatre enjeux ont été répertoriés. D’abord, soutenir les prix : en mettant en œuvre des outils efficaces de régulation de marché ; en reformant en profondeur la règlementation encadrant les relations commerciales au sein des filières alimentaires ; et en dotant les professionnels d’une véritable stratégie de développement de l’export.

 

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Reconnaître l’existant

Ensuite, compenser les écarts et reconnaître l’existant : en favorisant l’équilibre des productions sur tous les territoires via un soutien renforcé aux zones défavorisées et de montagne, au travers d’un dispositif d’indemnités compensatoires de handicaps naturels de la PAC ; en maintenant un niveau d’aides couplées maximum pour les productions fragiles ; et en traduisant dans les politiques publiques la reconnaissance des nombreux atouts et services rendus par l’agriculture du Massif central aux territoires, aux populations et à l’environnement. Puis, garantir la sécurité des exploitations face aux risques climatiques et sanitaires : en renforçant le fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental ; et en créant un nouveau fonds national agricole de mutualisation du risque climatique. Enfin, installer et investir : en facilitant l’installation et la formation des jeunes agriculteurs ; et en modernisant des outils de production et de développement de la recherche dans le secteur agricole.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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