Aller au contenu principal

Fermage : le bail rural cessible, un outil pour sécuriser la transmission du foncier

Le bail rural cessible, créé en 2006, est un outil pour encadrer le fermage encore peu utilisé. Il permet pourtant de faciliter la transmission des baux hors cadre familial. Explications.

Plaque de notaire. Acte notarié. Transaction de foncier bâti et non bâti. Ventes de terrains et d' immobilier. Contrat. Droit de la famille et du patrimoine. Conseil juridique.
Le bail cessible doit être signé devant un notaire.
© J.-C. Gutner

Nouveauté de la loi de 2006 mal connue du milieu agricole, le bail rural cessible est un outil de gestion qui permet de lever bien des obstacles. Il est conclu pour une durée de 18 ans, ou plus, et se poursuit par tacite reconduction par période de neuf ans. La conclusion de ce type de bail doit obligatoirement se faire devant notaire, sous la forme authentique.

Son principal intérêt est qu’il est cessible à n’importe quel agriculteur, y compris en dehors du cadre familial. Il permet aussi de toucher la valeur d’une reprise qui est légale, tant pour le bailleur que pour le preneur sortant. Une faculté prohibée pour les autres types de baux. À ce jour, c’est surtout dans le Nord de la France, où près de 80 % des terres sont en fermage, que le bail cessible s’est développé pour sécuriser et encadrer la pratique du « pas-de-porte », qui se faisait en dehors de tout cadre juridique.

Un prix du fermage plus élevé

Inconvénient pour le bailleur : retrouver un jour son bien libre d’occupation est une hypothèse qui deviendra difficilement réalisable. En compensation, le législateur a prévu la possibilité pour lui de majorer son fermage jusqu’à 50 % au-dessus des maxima préfectoraux. De plus, il peut également percevoir la valeur d’une reprise.

Autre particularité non négligeable : au bout de trois années de location par bail rural cessible hors du cadre familial, la Safer perd la possibilité de préempter le bien en cas de vente du bien, et de discuter le prix de vente.

Les plus lus

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

<em class="placeholder">Damien Beaujouan, agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), &quot;Je laboure mes terres tous les trois ans en veillant à ne pas faire un travail trop profond, moins de 20 ...</em>
Maïs : « Le faux semis est le levier le plus efficace pour réduire la densité de ray-grass dans mes champs »

Agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), Damien Beaujouan combine désherbage chimique et techniques agronomiques pour…

<em class="placeholder">Stockage des produits phytosanitaires.</em>
Produits phytosanitaires interdits : quelles sanctions en cas de présence sur l’exploitation ?

L’actualité récente, avec la perquisition d’une dizaine d’exploitations de Charente-Maritime pour recherche de produits…

Label HVE sur une photographie de céréales.
HVE : comment bénéficier du crédit d’impôt HVE en 2026 ?

La loi de finances 2026 a de nouveau reconduit le crédit d’impôt HVE (Haute valeur environnementale) pour un an. Les…

<em class="placeholder">Ravageurs des cultures . Limace .</em>
Nouveautés cultures : des molécules inédites contre les limaces et pucerons

De nouvelles molécules phyto ont été autorisées à l'usage : une en dérogation contre des pucerons et une contre les limaces…

<em class="placeholder">Samuel Feugère, agriculteur dans l&#039;Eure, portrait devant son tracteur</em>
Betterave: « Je combine désherbage chimique et mécanique pour lutter contre le ray grass »

Le ray-grass s'invite de plus en plus en culture de betterave en tant qu'adventice, comme sur d'autres cultures de printemps.…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures