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Entreprise de travaux agricoles : « Je délègue mes 30 hectares de cultures à une ETA et je consacre mon temps à mon troupeau »

Passionné par la sélection et la technique, Julien Demongeot réserve son temps et son énergie à son troupeau de cent charolaises. C'est une ETA qui réalise l’ensemble des travaux sur ses trente hectares de cultures, lui permettant d'être autonome pour l'alimentation.

éleveur taureau charolais
Julien Demongeot délègue de A à Z la conduite de ses trente hectares de cultures et son système est en autonomie alimentaire pour la partie élevage et engraissement.
© J.Demongeot

« Les cultures, ce n’est pas mon truc », annonce d’entrée Julien Demongeot, sélectionneur en race charolaise installé à Blondefontaine en Haute-Saône, à la tête d'un cheptel de cent mères charolaises. En plus, son assolement ne compte qu’une trentaine d’hectares de terres labourées et il est difficile d’amortir du matériel sur cette surface. « Je suis entouré de grandes exploitations céréalières, et la Cuma voisine est équipée avec des outils qui travaillent sur grande largeur pour lesquels il faut un tracteur de 300 chevaux. Moi, je n’ai qu’un tracteur de 120 chevaux », explique encore l’éleveur. Travaillant seul depuis le départ en retraite de son salarié, Julien Demongeot cherchait aussi à se dégager du temps. Il a trouvé une bonne solution en déléguant à une entreprise de travaux agricoles (ETA) toute cette partie du travail.

Un matériel performant et de l'expérience

« La confiance et la complicité sont là. Pour les céréales, des connaissances très spécifiques sont nécessaires maintenant. Il arrive que l’entrepreneur prenne l’initiative de me contacter pour lancer un chantier à bon escient, et je suis sûr que les tâches sont effectuées au bon moment. Il dispose d'un matériel performant et de l’expérience pour s’organiser au mieux selon les besoins de ses clients. Je ne suis pas défavorisé bien que je sois un « petit client » », explique Julien Demongeot. Son assolement comprend dix à quinze hectares de mélanges suisses implantés pour trois ou quatre ans, et quinze à vingt hectares de blé, orge et triticale. Tout compté, l’éleveur estime le tarif très intéressant par rapport aux autres options accessibles dans son cas.

« Mais, pour la conduite de mes animaux, je ne prendrai jamais personne. J’adore mon travail, et je m’investis dans la technicité. » Julien Demongeot est équipé de détecteurs de vêlages et de chaleurs, il fait lui-même les inséminations. Il a construit un système qui lui permet d’atteindre l’autonomie alimentaire sur la partie élevage et engraissement des réformes. Il n’achète que des minéraux et un aliment spécifique pour les reproducteurs.

L’éleveur consacre en parallèle une partie conséquente de son temps à la promotion de l’élevage. « Je participe à de nombreux concours chaque année, je vends une trentaine de jeunes taureaux ainsi que des reproductrices à 1 an, 2 ans ou prêtes à vêler à 30 mois. » Depuis quelques années, s’y ajoute une activité de vente directe (à raison d’une génisse toutes les quatre à six semaines). L’éleveur vend et remet aux clients les colis de viande préparés par un prestataire.

Il garde pour lui également une autre activité rémunératrice : installé à une heure et quart de route de la frontière suisse, il vend dans ce pays 300 à 400 tonnes de foin par an à des éleveurs. Et pour ce faire, il est équipé de la chaîne foin complète.

Fiche élevage

 

  • 206 ha de SAU dont 10 à 15 ha de prairies temporaires, 15 à 20 ha de blé, orge et triticale et le reste en prairies permanentes
  • 100 vêlages en race charolaise
  • 1 unité de main-d'œuvre

 

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