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Transformation
Poires : du verger jusqu’au packaging de ses petits pots, blédina lance Sauvez Williams

Afin de pérenniser la filière française de la poire Williams en grande décroissance, et de s’assurer d’un approvisionnement 100% local pour ses petits pots pour bébé, blédina a lancé l’opération Sauvez Williams avec ses producteurs partenaires.

Pour sensibiliser les consommateurs aux difficultés de la filière poires Willimas française, blédina a détourné l'emballage de ses petits pots.
© blédina

En novembre, le transformateur spécialisé dans la nourriture infantile blédina a alerté sur la dévalorisation de la poire Williams français et la menace qui pèse sur l’activité de nombreux producteurs. « A travers la relation de proximité et de long-terme que nous avons avec nos producteurs, nous avons pu faire le constat suivant : le rendement de la poire Williams est inférieur de 20 à 30 % à celui de la pomme et son prix de vente n’est que de 7 % plus élevé en moyenne, analyse Pierre-Antoine Morel, responsable du développement des filières agricoles chez blédina. De plus en plus d’agriculteurs n’ont d’autres choix que d’arrêter sa production pour se tourner vers des plantations plus rentables. En dix ans, les volumes de poires Williams françaises disponibles pour blédina ont chuté de 40 %. »

blédina a donc lancé l’opération Sauvez Williams, afin de pérenniser la filière française et de s’assurer à terme un approvisionnement 100 % local pour la poire Willimas, qui est « de par sa texture et ses qualités organoleptiques, la variété la plus adaptée à la purée de fruits et celle que blédina privilégie ». La poire est d’ailleurs le deuxième fruit le plus utilisé, après la pomme, pour les petits pots blédina.

Contrats sur 15 ans et plantations de 40 000 poiriers

Dans le cadre de l’opération Sauvez Williams, de nouveaux contrats long-terme, de cinq à quinze ans, sur les volumes et sur les prix, ont été mis en place avec les producteurs partenaires.  « Dans le cadre de ces contrats, nous avons aussi augmenté de 20 % le prix à l’achat de leurs poires Williams, précise Pierre-Antoine Morel. Nous nous sommes basés sur la base du prix actuel de la poire et sur les coûts liés à la main d’œuvre, qui représente plus de 50 % du coût de production. » L’augmentation du prix à l’achat permet de stabiliser les volumes qui étaient en décroissance, ainsi que la plantation de nouveaux poiriers dans les exploitations.

blédina ambitionne ainsi de planter 40 000 poiriers en plus en 2021. « Nous avons élaboré le programme en co-construction avec les producteurs et les coopératives associées pour s’assurer de proposer des aides concrètes et qui répondent véritablement à leurs besoins. » Parmi les 17 producteurs partenaires de poires de blédina, sept -sur les principaux bassins de production français- se sont engagés à replanter des poiriers : un de la Sica Sival (Tarn-et-Garonne), trois chez Alpes Coop (Hautes-Alpes) et trois chez Sicodis Sicoly (Lonts et Coteaux du Lyonnais).

Cagnotte Miimosa et détournement du packaging pour sensibiliser les consommateurs

Les opérations de communication accompagnent les démarches en vergers puisque jusqu’à la fin du mois de novembre, une cagnotte Miimosa, ouverte par trois agriculteurs partenaires (Grégoire, Yvan et Maxime, de la coopérative Sicoly) est ouverte aux consommateurs pour contribuer à la replantation de ces 40 000 poiriers en 2021. Chaque plant coûte environ 7 €.

Et pour sensibiliser le plus grand nombre de Français à cette cause, blédina a détourné son emballage de petits pots* : “Mon premier petit pot de poires françaises” deviant “Mon dernier petit pot de poires françaises… ou pas !”.

*Les petits pots à marque blédina sont produits au sein de l’usine historique à Brive-la-Gaillarde, directement à partir des poires récoltées, acheminées sur le site et réduites en purée de fruits.

 

 

 

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