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[Coronavirus] Et si la crise sanitaire changeait le regard des Français sur le monde paysan

Les Français se ruent dans les commerces alimentaires. La peur de manquer leur rappelle que le premier maillon de la chaîne de production est le producteur. Le monde agricole nourrit la population. Il aura fallu la crise sanitaire du coronavirus pour le rappeler à tous.

© Over Doz / flickr

Et si la crise du coronavirus permettait aux Français de reprendre conscience de la notion de terre nourricière. Les rayons de supermarchés toujours bien remplis ont peut-être trop donné l’impression d’une chaîne sans maillon faible. Pourtant il suffit d’un petit virus pour que l’on découvre la réalité de ces flux de nourriture derrière lesquels se « cachent » les agriculteurs. Sans eux, difficile de s’alimenter. Cela commence dès le petit déjeuner. Sans paysans, plus de tartines le matin !

« L’agriculture (re)devient stratégique », constate Thibaut de Jaegher, directeur général de Réussir Agra. Dans une vidéo enregistrée sur son lieu de confinement, il exprime sa solidarité aux professionnels de l’agriculture et de l’alimentation. « Nous avons redécouvert l’enjeu stratégique que constitue la filière alimentaire française. L’agriculture et l’alimentation sont revenus au centre du jeu ». Une fois passée cette période, il ne faudra pas l’oublier.

Voir la vidéo de Thibaut de Jaegher [Coronavirus] « L’agriculture (re)devient stratégique »

La période de confinement va donc peut-être amener les citoyens à réfléchir aux mécanismes de l’alimentation. Malgré la crise sanitaire, les agriculteurs continuent à travailler pour nourrir la population. Et après s’être sentis pour beaucoup « mal aimés » de la population, les voilà soudain reconsidérés. « Le confinement vu par les paysans, ou la ‘revanche’ de l’agribashing », titre le Huffpost ce 19 mars. Le monde paysan « parfois malmené », est plutôt bien loti cette fois. Ils peuvent vaquer à leurs tâches quotidiennes, soigner les animaux et s’occuper des cultures. Avec une demande qui ne faiblit pas, bien au contraire.

Lire aussi [Covid-19] Le e-commerce des produits alimentaires locaux en forte progression

« On se dit qu’on est à la bonne place, au grand air », disait ce jeudi Olivier Adam, éleveur de charolaises dans la Nièvre, dans le journal de 8 h sur France Inter. « Si on porte les masques, c’est pour accoucher les vaches », plaisantait-il. Le seul souci est de respecter les « barrières » dans le travail. Quand il vaccine les veaux avec son salarié, par exemple, impossible de respecter une distance de 1 m. Alors il reste les bons gestes. Porter des gants et se laver les mains.

Loin des villes et des grands brassages de population, les agriculteurs étaient relativement à l’abri des risques de contamination. Jusqu’à l’arrivée des Parisiens et autres urbains venus se confiner « au vert ». Dans le Huffpost, un producteur de fruits et légumes remarque avec malice que « plus personne ne se plaint du chant du coq ».