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[Covid-19] Le Conseil national du numérique dit oui à l’appli « StopCovid » en proposant un cadre pour son utilisation

Les applications de « contact tracking » seront-t-elles la solution pour un déconfinement sans risque de nouvelle propagation du Covid-19 ? Interrogé à ce sujet par le secrétaire d’Etat chargé du numérique, le Conseil national du numérique a rendu son avis. Le Conseil est favorable au principe de « StopCovid » s’il est envisagé comme « brique d’une stratégie plus globale ».

© sinkdd / flickr

Le 17 avril 2020, le secrétaire d’Etat chargé du numérique a chargé le Conseil national du numérique d’étudier les conditions de déploiement de l’application de « reconstitution d’historique de proximité ». Cette appli appelée « StopCovid » est envisagée pour déployer un « contact tracking » en sortie de confinement. Le Conseil national du numérique vient de rendre un avis favorable sur l’application.

La réponse ainsi apportée le 24 avril au secrétaire d’Etat chargé du Numérique est fondée sur trois éléments de réflexion.

« . L’application peut s’avérer utile dans la lutte contre la pandémie, en tant qu’​élément d’une stratégie plus globale. Une telle application doit être unique et spécifiée par l’État afin de garantir sa souveraineté numérique.

2.  série de conditions doivent être assurées afin de garantir l’intérêt général et l'État de droit. Elles touchent à la confiance des citoyens, qui doit s’appuyer sur la transparence et l’indépendance du contrôle de l’application, ainsi que sa limitation dans le temps et la reconnaissance de son caractère exceptionnel.

3.L’inclusion, l’accessibilité et la loyauté de l’information sont les facteurs-clés de la réussite de son déploiement. À ce titre, l’accent doit être mis sur l’expérience utilisateur de l’application, l’accompagnement des publics fragiles ou éloignés du numérique et la mobilisation des acteurs de la médiation numérique. »

Des pistes pour éclairer un débat passionnel

Il s’agit là d’éclairer « un débat passionnel », constate le Conseil. C’est pourquoi il propose aussi des pistes de réponses sur les « problématiques soulevées » par l’application (technique, sociétale, d’acceptabilité, monde du travail et de confiance).

Dans son communiqué de presse, le Conseil veut insister sur les points les plus importants d’une liste qui en compte quinze.

« . Créer un comité de pilotage, avec des parlementaires, des chercheurs et des citoyens-experts, disposant d’un pouvoir d’arrêt de l’application.

. Renommer l’application « AlerteCovid » pour ne pas lui faire porter de fausses promesses.

. Favoriser une seule application pour la France, sous l’autorité du ministère de la Santé.

. Encadrer l’application par un décret fixant les conditions de sa mise en œuvre, sa durée dans le temps et des garanties sur la protection des données.

. Clarifier les procédures à suivre en cas de réception d’une notification ou de test positif.

. Organiser des séances de questions-réponses entre les citoyens et les responsables politiques (…)

. Mobiliser les acteurs de terrain (collectivités, structures de médiations, associations pour évaluer les besoins et accompagner les plus éloignés du numérique, voire participer à leur équipement. »

Le Conseil précise que l’ensemble de ces données sont formulées en fonction des connaissances disponibles à ce jour. « Le développement de l’application et de toutes les briques qui la composent n’est pas terminé », souligne l’organisation.

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