Aller au contenu principal

[Covid-19] Le confinement a donné envie aux Français d’élever leurs poules pondeuses

Le confinement a donné aux particuliers possédant un jardin d’élever leurs poules et de manger leurs œufs « maison ». Depuis le mois d’avril, la demande de volailles pondeuses est en augmentation. Engouement durable ou mode déclenchée à la faveur d’une crise ?

© Jean-François Renaud / flickr

Mickaël Charpentier est éleveur de poules à la Ferme de la Cendrière à Braine dans l’Aisne. Depuis début avril et la pénurie d’œufs dans les rayons des supermarchés, il a enregistré une hausse de la demande de poules pondeuses. « Il y a quelques années que les consommateurs recherchent des produits locaux », observe-t-il, mais la crise a renforcé cette tendance. Sur les 5 races pures qu’il élève, 4 sont des races pondeuses régionales des Hauts de France : la Hergnies, la Bourbourg, l’Estaires et la Coucou des Flandres. Ses poules sont élevées en plein air en parcours herbeux dans les vergers. L’intérêt est qu’elles picorent les insectes du sol, débarrassant ainsi les arbres fruitiers de ravageurs potentiels.

Ventes en augmentation pendant le confinement

Suivant les races, les poules sont ne sont pas de la même couleur, et les œufs ont eux aussi des des couleurs différentes : bleu-vert, blancs. « Ca a un côté amusant pour les clients », explique-t-il. Le producteur vend ses poules à la ferme, au prix de 22 € chacune. Pour l’acheteur, c’est une promesse d’œufs 10 mois sur 12 à raison d'un œuf par animal et par jour en moyenne. En plein air, il faut prévoir « 4 m2 minimum par poule » conseille-t-il. Pour l’alimentation, les gallinacés ne se contentent pas des restes de repas.  « Il faut des céréales », assure l’éleveur, à raison de 150 g par tête et par jour. Du blé essentiellement, de l’orge et du maïs en complément. A en croire le producteur, un élevage de 2-3 poules est à la portée de beaucoup de particuliers. En prévoyant juste de s’arranger avec amis ou voisins pendant les périodes de vacances.

L’engouement pour les poules observé pendant le confinement sera-t-il durable ? Mickaël Charpentier ne se prononce pas. Mais il en est certain « Il y a des clients qui vont revenir ».

Prendre quelques précautions

« La poule est à la mode » affirme de son côté le site Poules Club. Avoir quelques poules au fond du jardin pour produire des œufs est devenu encore plus tentant depuis le confinement. Mais « il convient de prendre quelques précautions » préviennent les éleveurs du site « afin de ne pas se retrouver avec des sujets fragiles, voire malades ou croisés alors qu’ils devraient être de race ». Ils mettent en garde aussi contre des « problèmes divers » que peuvent rencontrer les éleveurs familiaux : « coqs vendus pour des poules, sujets vendus non vaccinés ». Pour éviter ces désagréments, mieux vaut donc s’orienter vers les élevages de professionnels. affirme le site Poules Club. Avoir quelques poules au fond du jardin pour produire des œufs est devenu encore plus tentant depuis le confinement. Mais « il convient de prendre quelques précautions » préviennent les éleveurs du site « afin de ne pas se retrouver avec des sujets fragiles, voire malades ou croisés alors qu’ils devraient être de race ». Ils mettent en garde aussi contre des « problèmes divers » que peuvent rencontrer les éleveurs familiaux : « coqs vendus pour des poules, sujets vendus non vaccinés ».

Pour être sûr qu'une poule sera adaptée, mieux vaut choisir une race locale. A chaque région, ses races de poules. Une carte interactive en ligne sur le site Poules de France propose une fiche détaillée pour chaque race.

Se poser quelques questions

Avant de se lancer dans l'adoption des bêtes à plumes, et pour éviter les prises de bec, mieux vaut ne pas se décider sur un coup de tête.

Plusieurs sites répondent aux questions que se posent les particuliers éleveurs de poules où futurs éleveurs. Le site Magalli donne de nombreuses informations sur les pondeuses, mais aussi sur les poules ornementales. Les races, la production... Beaucoup de réponses sont apportées aux questions, à commencer par la première : « Pourquoi pas une poule ? ».

Le site Poules de France propose une foire aux questions les plus fréquentes que posent les éleveurs amateurs de poules. Par exemple : combien de temps vont vivre mes poules ? Les particuliers pensent souvent : 2 à 3 ans. Eh bien non !

« D’après certains éleveurs professionnels, une poule en bonne santé avec un bon patrimoine génétique et des conditions de vie adaptées à ses besoins, peut vivre plus longtemps que cela : de 10 à 12 ans », assure le site.

Des vidéos de partage d'expérience

 

Des vidéos peuvent aussi vous conseiller pour démarrer. Sur YouTube, les « 8 conseils pour bien élever vos poules » sont dispensés par un éleveur en herbe. Ce serait donc un loisir à la portée des enfants… et des adolescents.

 

Les plus lus

  Moisson dans l’Indre de nuit le 7 juillet 2022
« Un agriculteur contraint d’avancer ses travaux en pleine nuit pour échapper à la canicule ne devrait pas se retrouver exposé à un contentieux de voisinage »

Le 26 mars, les députés ont adopté à l’unanimité une proposition de loi du député démocrate Hubert Ott qui vise à sécuriser…

Bovin de profil présentant des nodules sur la peau, signe clinique de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC).
Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : deux nouveaux foyers détectés en Sardaigne

Deux foyers supplémentaires de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) ont été détectés le 14 et le 15 avril en…

Agriculteur dans son tracteur notant dans son carnet les traitements phyto réalisés.
Pesticides : le Conseil d’Etat refuse de donner l’accès aux registres d’épandage demandés par Générations futures en Nouvelle-Aquitaine

Le Conseil d’Etat vient de casser la décision du tribunal administratif de Bordeaux du 1er juillet qui imposait au…

Les drapeaux européens devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles.
PAC 2028-2034 : vers la fin de « l’exception agricole » dans le budget européen ?

Auditionné le 7 avril au Sénat, Agriculture Stratégies a présenté une note datant du 23 février sur la PAC 2028-2034, et en…

Femelle Ours, capture photo en Ariège
Ours : au moins 108 individus dans les Pyrénées, une population en croissance selon l’OFB

L’OFB a dénombré au moins 108 ours bruns dans les Pyrénées en 2025. Le nombre d’individus est toujours en croissance sur le…

 Congrès de la FNSEA à Caen le 2 avril 2026.
Congrès de la FNSEA : Annie Genevard arrive sans mesures sur le GNR et demande aux agriculteurs « de ne pas sortir tout de suite les fourches »

Attendue de pied ferme, au 80e congrès de la FNSEA à Caen, sur le sujet du prix du GNR dont l’envolée touche…

Publicité