Aller au contenu principal

[Coronavirus Covid-19] Marchés alimentaires : les professionnels dénoncent une politique du « deux poids, deux mesures »

marchés de plein vent Rhône
Environ 3 000 marchés avaient réouvert au 14 avril contre 10 700 en temps normal.
© Primeurs de mes envies / Facebook

Le 11 avril, la CGAD (dont fait partie Saveurs Commerce) et la Fédération nationales des marchés de France ont envoyé un courrier au premier Ministre, Edouard Philippe, sur la situation actuelle des marchés de plein vent. Elles dénoncent certaines dérives dans les procédures de réouverture de ceux-ci.

« La situation évolue trop lentement »

« Force est de constater que malgré toutes les actions, malgré le travail effectué par nos professionnels sur le terrain auprès des préfets et des maires, la situation n’évolue que trop lentement et dans des conditions insurmontables pour nos entreprises », regrettent les fédérations professionnelles.

Elles relèvent « des positions très tranchées de la préfecture qui considère que l’appareil commercial sédentaire suffit à pourvoir la population et qu’en conséquence il est inutile de rouvrir des marchés ». Elles considèrent qu’une telle attitude privilégierait la grande distribution.

De 5 à 15 commerçants par marché

De plus, la CGAD et la Fédération des marchés de France s’étonnent de la fixation du nombre et de la qualité des professionnels autorisés à déballer « sans aucune analyse précise et objective de la situation du marché ».

Nombres des marchés rouverts sont en effet limités à recevoir entre 5 et 15 professionnels. C’est le cas de Toulouse où quatre petits marchés avec une dizaine de commerçants tout au plus, avaient été autorisés au 14 avril. Le marché du Cristal, un marché très fréquenté, demeure fermé.

Il en va de même pour Dinard (Ille-et-Vilaine) qui a réussi à rouvrir sa halle avec seulement 15 professionnels autorisés.  

Des marchés limités aux producteurs locaux

De plus, certaines municipalités ont conditionné la réouverture du marché à la présence unique de producteurs locaux, ce qui inquiète fortement les revendeurs. C’est le cas à Rennes (Ille-et-Vilaine) qui a autorisé 8 de ses 15 marchés : « Ces marchés de proximité accueilleront uniquement des producteurs locaux ou des commerçants se fournissant exclusivement auprès de producteurs locaux », a expliqué la municipalité bretonne.

Pour les deux fédérations, « cette politique du "deux poids, deux mesures" suscite l’incompréhension totale des chefs d’entreprise de proximité ». Elles rappellent que « les marchés sont non seulement des circuits de distribution privilégiés de nos produits frais et locaux mais aussi par la diversité de leur offre et de leur proximité, des lieux d’achats accessibles au plus grand nombre ».

"Distorsion évidente" 

Interfel a demandé le soutien des préfets et des élus locaux pour la réouverture du plus grand nombre de marchés possible. « Les professionnels sont affirmatifs : ils sont en capacité, avec l’aide des maires, de maintenir une offre de produits frais en toute sécurité », souligne l’interprofession, pointant également la « distorsion évidente » existant en termes d’accès aux lieux de vente d’un département à l’autre.

Lire aussi : « Témoignages : je veux mon marché ! »

Les plus lus

<em class="placeholder"> Stéphane Allix, responsable du magasin Le Village des producteurs à Aubenas et Patrice Raoux, producteur d&#039;asperges en Ardèche.</em>
En Ardèche : « L’éplucheuse à asperge fait gagner un poste et demi »

Si vendre des asperges épluchées est un standard en Allemagne, cette offre est encore peu développée en France. Pour dynamiser…

<em class="placeholder">Le producteur de fraise et asperge, Thomas Mathio, sur son exploitation.</em>
Dans les Landes : « L’éplucheuse à asperge nous permet de valoriser les petits calibres »

Témoignage de Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Il propose à ses clients le…

<em class="placeholder">Arnaud Bergougnoux, responsable technique du Verger de la Blottière.</em>
Maine-et-Loire : "En poire, nous avons réussi à limiter l'alternance"

À La Blottière, entreprise arboricole basée dans le Maine-et-Loire, le renouveau de la poire passe par des choix variétaux et…

<em class="placeholder">Carte d&#039;anomalie : écart à la normale. Moyenne des températures moyennes en °C en France métropolitaine pour le début de l&#039;année 2026</em>
Arboriculture : la floraison menacée par le gel suite aux chaleurs du début d’année

Depuis début 2026, l’écart des températures à la moyenne dépasse les 2 °C dans plusieurs régions du nord de la France. Ce…

<em class="placeholder">Marc Fauriel, producteur de poires bio à Loriol sur Drôme devant un verger de la variété Conférence, âgé de quinze ans.</em>
Drôme : « Aujourd’hui, en poire bio, nous manquons de stratégies de lutte »
À Loriol-sur-Drôme, le Gaec Fauriel Frères cultive 12 hectares de poiriers en agriculture biologique. Mais les obstacles…
<em class="placeholder">Dirigeants de la Sica Saint</em>
Légumes en Bretagne : la Sica Saint-Pol de Léon toujours en crise

Déjà très affectée en 2025, la Sica Saint-Pol de Léon a encore vu son chiffre d’affaires baisser de 22 % depuis novembre…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026​
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes