Comment Terrena veut déployer l’agriculture régénérative dans le Grand Ouest via la coalition Covalo Ouest
Le groupe Terrena a annoncé tenir les rênes de Covalo Ouest une coalition privée-publique du Grand Ouest visant à augmenter le déploiement de l’agriculture régénérative dans la région. Ce projet s’ancre dans un projet national porté par l’association « Pour une agriculture du vivant ».
Le groupe Terrena a annoncé tenir les rênes de Covalo Ouest une coalition privée-publique du Grand Ouest visant à augmenter le déploiement de l’agriculture régénérative dans la région. Ce projet s’ancre dans un projet national porté par l’association « Pour une agriculture du vivant ».
« Accélérer le déploiement de l’agriculture de régénération », tel est l’objectif de la coalition Covalo Ouest officiellement annoncée par Terrena le 26 janvier 2026 dans un communiqué.
La coalition rassemble les filiales de la coopérative (Cérience, Nourience, Evelia, Inveja) et ses partenaires : Coopérative U, Brioches Pasquier, Crédit Agricole, Axa Climate, Icosystème, Agence de l’eau Loire-Bretagne et le mouvement association « Pour une agriculture du vivant ».
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Covalo, un projet national porté par « Pour une agriculture du vivant »
Covalo Ouest est une déclinaison du projet national Covalo porté par « Pour une agriculture du vivant ». Depuis 2018, l’association promeut la création de coalitions territoriales d’acteurs publics-privés pour « sécuriser, financer et déployer la transition agroécologique à grande échelle », peut-on lire sur le site de l’association. Le but : rassembler agriculteurs, coopératives, entreprises agroalimentaires, acteurs publics et financiers pour coconstruire des trajectoires de transition adaptées en accompagnant les agriculteurs.
Le projet dans le Grand Ouest s’inscrit parmi les cinq territoires pilotes, portés par l’association et des consortiums locaux, à l’instar de la première, lancée dans les Hauts-de-France fin 2025. Les autres coalitions sont menées par Cavac en Vendée/Deux-Sèvres, Natup pour la Normandie/Centre et Val de Gascogne pour celle du Sud-Ouest.
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Covalo Ouest ambitionne de diagnostiquer 1 000 fermes adhérentes d’ici 2028
La coalition guidée par Terrena a pour ambition « de bâtir des filières agricoles responsables et rémunératrices », explique le communiqué. Pour ce faire, elle compte s’appuyer sur « un socle technique commun, fondé sur des pratiques agricoles favorables au stockage de carbone, à la préservation de la ressource en eau et à la résilience des systèmes de production. »
Elle propose aux agriculteurs et agricultrices adhérents un diagnostic de leur exploitation à l’aide d’un « indice de régénération ». Un accompagnement « technique et financier » est ensuite mis en place pour lever les obstacles à la transition vers des pratiques régénératives : intercultures, couverts végétaux, alternatives au labour notamment. Néanmoins, Terrena n’a pas encore communiqué sur le montant de l’accompagnement financier.
Covalo Ouest s’est fixé comme objectif le diagnostic de 1 000 fermes adhérentes d’ici 2028 : 100 adhérents s’y sont engagés en 2025 et 280 sont déjà prévus en 2026.
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Comment est calculé l’indice de régénération développé par « Pour une agriculture du vivant » ?
Les diagnostics sont réalisés à l’aide de l’indice de régénération (IR) développé par le mouvement « Pour l’agriculture du vivant ». Créé sous la houlette de chercheurs agronomes, il s’agit « d’un référentiel commun national qui mesure la capacité des sols à soutenir durablement la production agricole », précise le communiqué de la coopérative du Grand Ouest. L’outil est disponible pour les grandes cultures et prairies, et les bovins.
Concrètement, le calcul s’articule autour de trois piliers, le sol (couverture, travail du sol, cycle du carbone et fertilisation), les plantes (gestion des phytosanitaires) et le paysage (biodiversité cultivée et non cultivée, agroforesterie) pour les cultures. Sur l’autonomie alimentaire, la nature de la ration et la santé du troupeau pour l’élevage.
Selon l’association, depuis 2024, un indice de régénération est en déploiement pour les plantes à parfums, le maraîchage, les petits ruminants et les élevages monogastriques.
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