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Coca-Cola s’attaque au vin corse Coca Mariani

Le vin corse Coca Mariani inventé par un Bastiais en 1863 est dans le viseur du géant Coca-Cola. La guerre des marques est ouverte et le dossier est actuellement entre les mains de l'Office européen de la propriété intellectuelle.

Coca Mariani
© Coca Mariani

Le géant américain Coca-Cola Company vient de déclarer la guerre au vin corse Coca Mariani, lui contestant la création de sa marque Coca Mariani en 1868. Pour le président de la société insulaire, Christophe Mariani, c'est l'incompréhension. « Comment une entreprise, peu importe sa taille, s'oppose à notre nom ? Comment aujourd'hui peut-on nous demander d'enlever notre histoire, le mot le plus important, coca, sur notre bouteille ? », confiait-il le 11 mars dernier à France 3 Corse. La chaîne raconte l’histoire de Coca Mariani qui commence en 1863 quand un apothicaire de Bastia met au point dans son laboratoire parisien un vin de coca à base d’infusion de feuilles de cocaïer. Le succès est immédiat.

« Président de la République, hommes d'État, écrivains de renom comme Émile Zola, Jules Verne ou Colette vantent les mérites de cet élixir miraculeux », raconte France 3. Et les imitations se multiplient. 

Le président actuel de l'entreprise, Christophe Mariani, assure que le Coca-Cola est né de ce vin pétillant français. « On était là 25 ans avant eux. En 1885, John Pemberton, un Américain préparateur en pharmacie, décide de copier ce vin tonique Mariani, puis à la fin des année 1885 arrive la Prohibition. Il est alors obligé de changer sa formule, d'enlever le vin et de créer une boisson qu'on connaît aujourd'hui, qui s'appelle Coca-Cola », assure le gérant à Europe 1.

Un risque de confusion ?

En 2014, Christophe Mariani a décidé de relancer le vin de coca, avec une nouvelle recette : à base de vermentinu un cépage corse et l’alcool de coca, décocaïnisé, en provenance de Bolivie. Après avoir déposé la marque en France, la maison Coca Mariani effectue en 2019 les démarches devant l'Office de l 'Union européenne pour la propriété intellectuelle. Coca-Cola s'y oppose. La multinationale considère que le mot Coca, de la marque Coca Mariani présente un risque de confusion. 

Maître Antoine Chéron, avocat de la société Coca-Mariani, compte bien résister au géant américain, relate France 3 Corse.

Le dossier est actuellement entre les mains de l'Office européen de la propriété intellectuelle.

 

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